Organigramme » Jacques Pons

Editeur : Hugo Thriller

Livre : ICI

La vision sans exécution n’est qu’hallucination.

Telle est la devise du célèbre patron de la Maison Louis Laigneau, fleuron du luxe français. Martelée en chaque occasion, de séminaires de créativité entre beautiful people en conference calls des membres du CoDir, elle va également devenir celle d’un tueur dont le seul but est d’anéantir de façon brutale, méthodique et cruelle l’intégralité de l’entreprise et de ses salariés.

Quelles sont ses motivations? Quelles sont réellement ses cibles? Pourquoi un tel déferlement de haine froide?

Une chose est sûre: rien ni personne ne sera épargné dans la réalisation de ce mortel projet.

 

 

⭐⭐⭐⭐

Cela fait un moment que ce thriller est paru, mais il c’était perdu dans les méandres de ma PAL et du coup n’était pas au bon endroit et j’ai complètement oublié de le lire au moment de sa sortie…

Si j’ai voulu découvrir ce livre, c’est parce que c’est le premier de Jacques Pons et qu’il a reçu la mention coup de coeur RTL 2018, je me suis dis qu’il valait la peine de lui consacrer un peu de temps. Franchement je ne le regrettes absolument pas, bien que j’ai un petit bémol sur la fin que nous donne l’auteur, je la trouve un peu trop « grosse » par rapport au récit lui-même, mais là, ce n’est que mon avis personnel, cela ne sera certainement pas le vôtre.

Si je ne prend pas en considération mon problème avec la fin, honnêtement pour un premier thriller, je trouve que l’auteur est franchement bien parti pour nous en offrir d’autres par la suite (j’espère d’ailleurs que c’est le cas).

Les chapitres courts donnent un rythme plus rapide lors de la lecture, dans les thrillers je trouve que c’est un excellent choix de découpage, cela empêche le lecteur de vouloir poser son livre. Il n’y a pas que les chapitres courts qui donnent cet effet, il y a également l’intrigue elle-même, et je peux vous dire que même avec des chapitres plus longs, j’aurais autant apprécié me torturer les méninges comme ce fut le cas ici.

Au début du livre, l’auteur nous offre un organigramme avec divers noms, je me suis prise au jeu de trouver le ou les coupable(s) en notant les noms sur un carnet qui m’accompagne toujours lors de mes lectures. Je barrais au fur et à mesure ceux qui, pour moi, n’étaient pas coupables, ainsi que ceux pour qui être coupable était devenu impossible vu qu’ils étaient morts. Mais au final, avais-je bien mené l’enquête ? Hummm je ne vous le dirai pas, mais croyez-moi, vous risquez d’être étonné !

Un premier thriller, j’espère pas le dernier, d’un auteur que je vais suivre avec un grand intérêt.

Voilà. Nous y sommes.
Ils n’ont, pour la plupart, plus la force de crier. Les plus résistants trouvent encore la ressource pour gémir. Je les hais. Je les plains mais je les hais. Je ne les connais pas tous. Il y en a même que je n’avais jamais vus auparavant. Tant pis. Il est trop tard pour renoncer. Ils paieront pour les autres, et comme les autres.
Mon seul regret est de ne pas assister à leur fin. Je me console en me repassant le film de ces dernières heures. J’ai vu la faim dévorer leurs traits. J’ai vu la soif creuser leurs yeux. J’ai vu la peur tordre leurs mains, cédant rapidement place à une terreur paniquée. J’ai vu le renoncement dans leurs silhouettes abattues. J’ai vu le désir d’en finir sourdre de chaque flaque d’urine, bourgeonner sur chaque monceau d’excréments. Ils me dégoûtent.

Merci aux éditions Hugo & Cie

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