Nos déceptions livresques…

J’avais envie de lancer un petit débat concernant notre choix de parler ou non de nos déceptions livresques ainsi que de notre façon d’échanger nos avis entre passionnés.

Vous savez que sur le blog, que ce soit Alouqua ou moi-même, nous chroniquons nos déceptions livresques. C’est important pour nous de pouvoir nous exprimer librement et de transmettre nos avis qu’ils soient positifs ou négatifs.

Heureusement, nous avons peu de déceptions livresques, mais cela arrive tout de même, on ne peut clairement pas tout aimer mais notons qu’il y a l’art et la manière de parler d’un roman qui ne nous a pas plu.


POURQUOI CET ARTICLE, CE DÉBAT ?

Je me suis rendu compte que l’on n’évoque pas souvent notre expérience de blogueuse, avec Alouqua, on a déjà fait quelques articles dédiés à notre passion pour la lecture.

Cet article, je voulais l’écrire car j’ai de plus en plus l’impression que transmettre son avis quand on a pas vraiment aimé un roman est assez tabou. Je voulais aussi aborder ce sujet  car je vois de plus en plus de personnes qui ne savent pas s’exprimer sans descendre un roman quand ils/elles transmettent leurs avis négatifs. Alors, je précise de suite que je ne vise personne, que je n’attaque personne. Le débat est sain et ouvert à tous les avis. Je veux vraiment que l’on en tire du positif, que l’on se remette aussi en question sur sa manière de critiquer une oeuvre.

ON NE PEUT PAS TOUT AIMER… 

Comme je l’ai évoqué plus haut, sur « Le monde enchanté de mes lectures », on chronique nos déceptions livresques. On s’est fixé un objectif avec le blog, parler de nos lectures, qu’elles soient bonnes ou moins bonnes.

Maintenant, je voulais aborder avec vous la manière dont nous écrivons nos avis mitigés/négatifs. Premièrement, il faut savoir que c’est pas parce nous n’avons pas aimé que cela sera pareil pour les autres lecteurs. Un avis est personnel, un ressenti l’est tout autant. Il y a donc des indispensables quand on parle d’un roman.

Ce qu’il ne faut pas omettre : 

  • Respecter l’auteur et l’oeuvre qu’il a écrit.
  • L’objectivité. Prendre en compte les goûts de chacun en exprimant le sien.
  • Ne jamais être fermé d’esprit.
  • Ne jamais descendre un livre et le déconseiller catégoriquement.

Ecrire un avis mitigé/négatif est un exercice difficile, cela nous oblige à réfléchir aux mots que nous allons utiliser en gardant notre ligne de conduite. Transmettre son avis sans jamais nuire à l’oeuvre en question. Personnellement, je ne chronique pas mes abandons, quand je ne vais pas jusqu’au bout de l’histoire, je préfère ne pas parler du roman que je n’ai de toute façon pas terminé.

LA LIBERTÉ D’EXPRESSION…

Qu’on se le dise, on empêchera pas les gens de s’exprimer et heureusement… Mais je pense que l’adage « Ne fait pas aux autres ce que tu n’aimerais pas que l’on te fasse » parle de lui-même.

Nos blogs et nos réseaux sociaux sont des supports que l’on utilise pour exprimer nos avis, pour échanger avec les gens et enrichir notre expérience. Mais qu’arrive-t-il quand cela devient une source de négativité, d’angoisse et de découragement ? 

Quand je lis… « Ce bouquin c’est de la merde, surtout ne le lisez pas. » j’ai vraiment du mal à comprendre le but de la démarche. Comment réagiriez-vous si vous lisiez… « Ton blog ou ton compte insta c’est de la merde. Désabonnez-vous tout de suite. » ? Vous voyez un peu la nuance ?

Il y a l’art et la manière de s’exprimer. Un avis argumenté et respectueux ne pourra qu’être productif ou au moins légitime. Les avis insultants dénués de respect sont à bannir.

ÉCHANGER SAINEMENT ET AVEC CLAIRVOYANCE.

On prône l’échange et le partage à tout va… Dernièrement j’ai remarqué qu’avec certaines personnes, l’échange est impossible. Lorsque l’on a pas le même avis il y a moyen de discuter, de partager ses idées et finalement de promouvoir tout de même le roman sans le mettre dans la case « poubelle ».

Nous n’avons pas toute la même vision d’une même histoire. Il y a tellement de paramètres qui rentrent en compte…

Je vais prendre un exemple tout simple qui est tellement récurrent… La rapidité d’une histoire d’amour… Cela va être tellement différent d’un lecteur à un autre, très certainement à cause du vécu de la personne, de ses convictions, etc…

Mon histoire me permet d’admettre que l’on puisse se mettre en couple très vite, que l’on puisse tomber amoureux en une fraction de seconde. Je suis en couple depuis 18 ans, j’ai rencontré mon chéri à 16 ans en boîte de nuit, j’ai 2 enfants, les années ont passé, les hauts et les bas avec elles… Je ne suis donc pas choqué quand les romances se mettent en place très vite. Maintenant je comprends que certains n’apprécient pas mais je n’admet pas forcément que l’on dise que ce n’est pas crédible. Encore une fois, c’est ce que je pense mais c’est propre à mon ressenti.

ACCEPTER LES IDÉES DES AUTRES…

J’aime la mixité des avis, échanger quand on a pas ressenti les mêmes émotions à la lecture d’un roman. Forcément, pour ça, il faut accepter que les gens ne partagent pas notre avis. Le problème, c’est que cela peut très vite déraper.

C’est un peu ce qui me fatigue à l’heure actuelle, je trouve que c’est de plus en plus difficile de s’exprimer sans animosité, et j’en parle maintenant, parce que j’ai pu observer certaines réactions qui m’ont déstabilisée mais qui n’ont pas impacté ma façon de penser.

J’ai encore envie de croire que la bienveillance est de mise dans n’importe quelle situation. On me démontre souvent le contraire mais je reste convaincue que l’on peut partager nos avis sans que cela parte en live ^^ Que l’on se doit de respecter les autres en toutes circonstances.

QU’EN PENSEZ-VOUS ? 

La base de cet article, c’est de débattre. Je voulais vraiment que l’on puisse échanger sur un sujet qui est finalement très vaste, un sujet qui a de nombreuses ramifications.

Parlez-vous de vos déceptions livresques sur vos blogs et vos réseaux sociaux ? Pourquoi ? Et de quelle manière ?

Comment vivez-vous vos échanges avec les lecteurs qui ne partagent pas votre ressenti ?


J’espère que vous serez nombreux à réagir à ce sujet. 

5 commentaires sur « Nos déceptions livresques…  »

  1. Sujet très intéressant.
    En tant qu’auteure, même si ça fait mal, j’accepte qu’on n’ait pas aimé mon roman, mais je n’accepte pas qu’on se fiche de moi comme j’ai pu lire dans les commentaires sur un des avis de lecture négatif. Je l’ai d’ailleurs ajouté en commentaire. J’aime qu’on me dise pourquoi on n’a pas aimé, mais en étant objectif et comme tu dis, en étant ouvert d’esprit.
    En tant que lectrice, je peine à faire une chronique négative, surtout si c’est un auto-édité comme moi, j’ai l’impression de plomber ses chances de réussite. C’est un choix difficile, je suis justement dans ce cas, et je vais voir avec l’auteur ce qu’il préfère.
    J’ai une fois fait un avis avec une petite pointe négative au milieu d’un tas de choses positives. J’ai été menacée et harcelée par l’auteure jusqu’à ce que je retire, non seulement mon article, mais en plus toute trace de son livre sur mon blog.
    Tu vois, rien n’est facile.

    1. Non c’est certains que rien n’est facile. Comme je le dis c’est un exercice difficile qui demande de la réflexion, du tact et du respect.

      Maintenant, je ne supporte pas la censure.

      Pour les auto-édités, je comprends totalement et le contexte nous pousse parfois à ne pas donner notre avis.

  2. Personnellement, je préfère écrire un avis positif, c’est évident, mais il m’arrive de ne pas adhérer à tout non plus. Là je galère un peu pour sortir un avis, mais ma politique est que quelque part, il y a forcément une personne qui aimera ce livre.
    Mon but est de malgré tout voir ce qui est positif dans un livre, j’ai déjà pu lire des avis coups de coeur alors que je suis mitigée, tout comme l’effet inverse.
    Pour le moment, j’ai chaque fois publié mes avis, positifs et négatifs. Il m’est arrivé deux fois d’abandonner une lecture, et là je n’ai pas publié d’avis par contre, je ne m’imagine pas publier que j’ai abandonné telle ou telle lecture. Cependant, je ne suis pas fermée à ces auteurs dont j’ai abandonné les livres ou pour ceux où j’ai eu un avis mitigé, ce n’est pas parce qu’un livre n’était pas pour moi que les autres ne le seront pas.
    En bref, eh bien un avis mitigé n’est pas négatif si celui-ci est bien écrit et développé, toujours dans le respect des personnes se trouvant derrière, que ce soit l’auteur ou l’éditeur lorsqu’i s’agit un ouvrage édité. Je suis d’ailleurs toujours la première désolée de pubier un avis mitigé, bien que je sois certaine que chaque livre finira par trover son public.

  3. Je suis une grande, très grande lectrice, et c’est certain qu’on ne peut pas tout aimer.
    En tant qu’auteur, je suis pour les chroniques objectives, mêmes négatives. Je préfère recevoir une chronique ou un avis négatif que ne rien recevoir du tout, par exemple.
    En tant que lectrice, je parle de mes déceptions livresques « étrangères » sur mon blog, mais par exemple, sur Amazon, je ne laisse jamais un avis au-dessous de trois étoiles. Je ne vois pas l’intérêt de faire baisser leurs notes.
    Pourquoi étrangère ?
    Si je n’aime pas les romans d’une consoeur ou d’un confrère français, j’évite de donner mon avis. Je l’avoue, dans ce monde, rien ne me fait plus peur que de recevoir le retour de bâton. « Ah, t’as critiqué mon roman, mégère, je vais faire la même chose avec le tien, même si je ne le lis pas ». Et puis comme dit Séverine ici plus haut, un auteur prend souvent très mal le fait d’être critiqué par un autre auteur. Un auteur m’a demandé une fois de changer sa note trois étoiles en cinq. J’ai refusé et j’ai retiré l’avis. Elle ne me parle plus… Depuis, en dessous de 4 étoiles, je ne laisse plus d’avis. Je ne suis pas chroniqueuse, donc je ne suis pas obligée de rendre mes retours de lecture de mes achats.
    En tant que chroniqueuse, je trouve super important d’être honnête dans ses avis.
    Ton article est super bien rédigé, car il reflète vraiment la réalité et à bien des niveaux. On ne peut plus dire « moi, je n’ai pas apprécié » sans se faire bouffer.
    J’écris de l’historique sur le Moyen Âge, et je sais que certaines lectrices ne me liront pas car elles pensent qu’il faut un happy end parce que la vie est trop moche pour lire des trucs moches. Moi, je ne le vois pas comme ça, je me dis que si la vie est moche, je ne vais pas en plus me prendre la tête pour des personnages de fiction. Qu’ils vivent ou qu’ils meurent, ça ne changera rien à ma vie. Donc, du moment que l’histoire est bien écrite, c’est tout ce que je demande.
    Je m’arrête, car ton article est vraiment super intéressant et il y a matière à developper.
    Bon samedi.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *