La vie rêvée des chaussettes orphelines » Marie Vareille

Editeur : Charleston

Livre : ICI

En apparence, Alice va très bien (ou presque). En réalité, elle ne dort plus sans somnifères, souffre de troubles obsessionnels compulsifs et collectionne les crises d’angoisse à l’idée que le drame qu’elle a si profondément enfoui quelques années plus tôt refasse surface. Américaine fraîchement débarquée à Paris, elle n’a qu’un objectif : repartir à zéro et se reconstruire. Elle accepte alors de travailler dans une start-up dirigée par un jeune PDG fantasque dont le projet se révèle pour le moins… étonnant : il veut réunir les chaussettes dépareillées de par le monde. La jeune femme ne s’en doute pas encore, mais les rencontres qu’elle va faire dans cette ville inconnue vont bouleverser sa vie. Devenue experte dans l’art de mettre des barrières entre elle et les autres, jusqu’à quand Alice arrivera-t-elle à dissimuler son passé ?

 

⭐⭐⭐⭐

Avant le nom de l’auteure, c’est le titre qui m’a attirée vers ce livre, je le trouvais délirant, le livre ne pourrait donc que me plaire 😊

Ce que j’ai principalement aimé dans ce livre, c’est ce mélange d’émotions que j’ai ressenti durant ma lecture. Je suis passée du rire au larmes, de la joie au questionnement, de l’envie de rire à celle de secouer tout le monde.

Ce roman que l’on pourrait croire léger en lisant le titre et en voyant sa couverture, est bien autre chose que léger. Marie Vareille y aborde beaucoup de thèmes, des sujets sérieux, tel que l’amour qui nous lie à notre famille, les angoisses, la fertilité, les TOC, les changements de vie. Personnellement, je n’ai jamais tenu un journal, on m’a déjà conseillé de le faire à plusieurs reprises, que cela m’éviterait de tout garder en moi, mais je ne l’ai jamais fait. Un tort ? Peut-être.

J’ai trouvé que tout le côté psychologie était très bien travaillé, assez approfondi. Juste ce qu’il faut pour ne pas alourdir le récit, en tout cas.

C’est sur le conseil de sa psy qu’Alice va débuter un journal qu’elle va baptiser Bruce. Alice est le point central de ce récit, au fil des pages et de ses confidences à son journal, on comprend pourquoi à un moment donné, elle a changé. Elle-même a enfoui ce moment tellement profondément en elle, que quelque part, elle le re-découvre en même temps que le lecteur.

Derrière son titre un peu dingue, ce nouveau roman de Marie Vareille nous pousse nous aussi au questionnement, on ne peut que ressentir énormément de sympathie pour Alice, et les pages défilent sans que nous puissions les arrêtez.

Tu n’as pas besoin de ces rituels, Alice. Je dois gérer les crises d’angoisse. Je dois prendre sur moi pour avoir l’air normale.

Merci aux éditions Charleston pour leur confiance.

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