Green Oak > Emma Landas

A PARAÎTRE LE 2 AOÛT 2019 EN NUMÉRIQUE AUX EDITIONS BLACK INK

LIEN D’ACHAT – ICI

SORTIE PAPIER LE 14 SEPTEMBRE 2019

La vie de Victoria bascule un jour d’été ensoleillé, quand son cœur sombre en même temps qu’elle au fond du lac.
Lui, le sang-mêlé mis à l’écart par son peuple, lui le beau Tsigane aux yeux gris et à la peau trop mate pour les gadjos mais trop pâle pour les siens, est aux antipodes de la jolie blonde issue de l’aristocratie.
Et pourtant ! Le destin se joue des conventions et des apparences. Le vieux chêne vert sera témoin de cet amour hors du temps qui unit deux âmes que tous cherchent à séparer.


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COUP DE CŒUR ABSOLU ! UNE ROMANCE ATYPIQUE ET SUBLIME !

Emma Landas et moi… c’est une grande histoire d’amour ! En octobre 2017, je découvrais la plume de cette autrice. Avec [Chirurgicalement vôtre], j’ai eu mon premier coup de cœur pour son écriture et son style singulier. J’aime la femme qui se cache derrière chacune de ses histoires, j’ai été touchée par tous les récits qu’elle a confié à ses lecteurs, mais [Green Oak] surpasse tous les autres.

La couverture illustre à merveille l’âme de ce roman, le résumé est à mes yeux une perfection qui nous offre les prémices d’une histoire d’amour qui transcende !

Ecrire cette chronique est une fois de plus un exercice des plus stimulant, j’ai du mal à démêler toutes mes idées, du mal à me dire que je vais réussir à être juste dans mes mots mais le plus important c’est que vous sachiez à quel point cette histoire d’amour est sublime et hors du temps.

DES PERSONNAGES SINGULIERS, ENVOÛTANTS ET TOUCHANTS ! 

Il m’est difficile de vous parler des personnages, ce roman est une merveille en tout point, et c’est indispensable que vous fassiez connaissance avec nos héros sans que je n’en dévoile trop à leur sujet… alors que j’ai tellement envie de vous parler d’eux ! C’est un vrai challenge !

Emma Landas donne vie à des personnages singuliers, j’ai été envoûtée dès les premières lignes par cette histoire d’amour qui traverse les époques. Victoria est issue d’une famille bourgeoise quand notre héros fait partie de la communauté Tsigane. Tous les oppose et pourtant… La rencontre de nos héros est une révélation, un lien se crée malgré eux et la graine de l’amour sera plantée sous ce vieux chêne vert…

Je suis tombée amoureuse de Victoria et de son beau Lorialet. Emma Landas m’a conquise avec des personnages en constante évolution. Ils vont vivre des choses hors du commun, se lier d’amitié et éprouver un amour sans limite. J’ai été touchée par ces deux héros qui m’ont fait vibrer.

Les personnages secondaires ont la part belle. Comme toujours, Emma Landas donne vie à des protagonistes que l’on aime au premier regard. J’ai adoré Aïda, elle est un peu magique, mystérieuse et pleine de sagesse. Il y a la petite April qui est vraiment trop mignonne et adorable. Vous allez vous prendre d’affection pour certains personnages et en détester d’autre…

UNE HISTOIRE D’AMOUR AVEC UN GRAND A… DU ROMANTISME, DES REBONDISSEMENTS A COUPER LE SOUFFLE, DES ÉMOTIONS INTENSES ET DÉVASTATRICES !

Si vous êtes une romantique dans l’âme, ce roman est tout simplement fait pour vous ! Dès le prologue, Emma Landas nous plonge dans un univers fantasmagorique. Ce récit se déroule sur plusieurs années, l’autrice nous offre une histoire singulière, une romance hors du temps, ponctuée par des rebondissements captivants qui nous démontrent la puissance de l’amour.

Pensez-vous que l’amour peut surmonter tous les obstacles ? [Green Oak] offre une belle réflexion sur l’amour. Dans l’histoire, l’amour se décline de diverses façons. Ce n’est pas qu’une romance, c’est une histoire qui exploite totalement la notion d’amour.

En débutant ce roman, j’ai eu l’impression d’être totalement transportée dans l’histoire. Je me suis sentie concernée, investie d’une mission, celle d’aller jusqu’au bout avec nos héros. J’ai consentie à vivre leur histoire de l’intérieur, sans barrière aucune pour mon cœur et mon esprit. J’ai perçu l’âme de ce récit, vous savez peut-être ce que c’est, ou peut-être que non, parce que cela peut sembler bizarre. Mais j’ai ressenti une certaine vibration en mon for intérieur pendant cette lecture, comme si j’avais un quelconque rôle à jouer auprès de nos héros. J’ai eu le temps de m’attacher à Victoria et Lorialet, le temps de savourer leur relation particulière, de vivre avec eux des moments privilégiés près du grand chêne vert.

Emma Landas articule son histoire sur différents axes. Elle démarre le récit avec une légende qui tiendra une place importante tout au long de l’histoire.

— La légende raconte qu’une Gitane était si désespérée de ne pas trouver l’amour qu’elle alla prier la lune durant toute la nuit. Elle l’implora sans relâche de l’aider à trouver un homme qui l’épouserait par amour. Au petit matin, la lune promit à la belle Gitane qu’elle aurait son homme, mais en échange, il lui faudrait lui donner son premier enfant né. La jeune Gitane accepta et elle fut exaucée. Elle trouva l’amour, duquel naquit un enfant. Mais ce dernier vint au monde aussi blanc qu’une hermine, et ses yeux étaient aussi gris que les reflets sur la lune. En le découvrant, le gitan se mit très en colère. « Tu m’as déshonoré, femme ! Cet enfant n’est pas de moi. C’est celui d’un gadjo1 ». Il était si furieux qu’il poignarda à mort la Gitane. Il monta en suivant la colline et abandonna tout en haut celui qu’il jugea comme n’étant pas son fils. La lune, comme elle l’avait toujours voulu, récupéra ainsi l’enfant. On dit que depuis, les soirs où celui-ci joue et sourit, la lune s’arrondit de joie. Mais lorsque l’enfant pleure, la lune décroît pour lui faire un berceau de lumière.2

Sauf que lui, la lune ne l’avait jamais récupéré.

Il était le bâtard aux yeux gris. Ce garçon à la peau blanche, dont le père avait tué sa mère puis disparu de la surface de la Terre. Ce vaurien qui cherchait sa place au milieu d’un peuple qui le protégeait autant qu’il le rejetait. Une famille qui n’avait pas trouvé mieux que de lui donner le nom de la légende. Comme s’il pouvait oublier qui il était, ou du moins, celui qu’il n’était pas.

Il était celui qu’ils appelaient l’enfant de la lune. Il était Lorialet3.

Et puis un jour, il a cessé d’être ce gamin isolé, humilié, ou délaissé. Car il l’avait Elle

Dès le prologue, l’ambiance est posée… Nous allons suivre l’histoire de Lorialet et ELLE, Victoria ! Je me suis laissée bercer par le lyrisme de cette histoire, par la poésie et la légèreté de la plume d’Emma Landas. Elle imprime un rythme envoûtant, on ne peut qu’être captivé par ce que nos héros vont vivre au fil des pages.

Cette romance ne manque pas de passion. Les sentiments de nos héros sont vifs, percutants et passionnés. J’ai aimé l’équilibre de leur relation, leur façon de lâcher prise, de répondre à leurs désirs communs, cette confiance aveugle qu’ils se vouent l’un à l’autre. L’amour lie ces deux êtres, et le désir fait partie de l’équation. Il cimente leur amour, ils se donnent corps et âmes. J’ai été subjuguée par leurs corps à corps langoureux, par leur union charnelle qui traduit toujours plus leur amour.

UNE PLUME AUTHENTIQUE, POÉTIQUE ET TRÈS IMAGÉE ! 

Emma Landas nous offre une toute nouvelle facette de sa plume. Son écriture se veut poétique et lyrique dans ce nouveau roman. Elle nous offre des descriptions qui m’ont permis de me voir au milieu de cette communauté.

Les soirées d’été étaient ici une bénédiction et la fraîcheur nocturne promettait des nuits reposantes, éloignant pour quelques heures la chaleur étouffante des journées d’août. Il y avait bien le lac un peu plus loin où les plus jeunes passaient des heures à se baigner les après-midi, mais sitôt de retour à leur camp, ils n’avaient que l’ombre des fins et trop rares pins parasols pour se rafraîchir.

Les papillons de nuit mêlaient leur ballet à celui des braises rougeoyantes du feu qu’ils allumaient à même le sol. Une farandole maîtrisée, organisée, pour les premiers, jurant pour les secondes à celle totalement soumise au vent de plaine.

Le bruit agaçant des moustiques affamés se mélangeait quant à lui aux voix tonitruantes des hommes souvent alcoolisés et aux rires chaleureux des femmes, ainsi qu’à leurs chants envoûtants, portés par le rythme des violons.

Sa plume s’est adaptée au fil des pages, elle a mûrit en même temps que ses héros. J’ai particulièrement aimé les sujets abordés par l’autrice. Une fois de plus elle nous confronte à des inégalités, à des thèmes qui font réagir et s’interroger. Cette lecture m’a énormément inspirée, à chaque épreuves de nos héros, je me suis sentie en droit de m’imaginer comment j’aurais réagi à leur place.

L’autrice s’attaque à des thèmes sensibles qui m’ont dévastée, mais l’aspect dramatique du récit est contrebalancé par l’espoir qui est omniprésent. L’espoir et l’amour rédempteurs. J’ai adoré la notion de rêve subtilement mis en avant avec les états d’âme de notre héroïne. C’était tellement bien amené et touchant. Cela confère à l’histoire ce côté abstrait qui permet à nos héros de ne pas sombrer dans les méandres du désespoir.

Il y a de l’action dans l’histoire, Emma Landas a su trouver un juste milieu entre les émotions. Elle insère son histoire d’amour dans des univers qui s’opposent, les forces de chacun ne sont pas les mêmes et elle nous offre tout de même un récit porteur d’espoir. Elle garde une ligne de conduite crédible et cohérente tout en nous faisant rêver !

J’ai adoré les références mythologiques et littéraires qui peuplent le récit ainsi que la playlist qui m’a fait vibrer encore un peu plus à chaque page. Pour la première fois depuis longtemps je me suis attardé sur la lecture, enfin quand je dis attardé, je veux dire que je l’ai lu en moins de 24h mais en prenant le temps, en relisant même certains passages qui m’ont particulièrement émue. Je voulais saisir la moindre émotion, le moindre détail ayant son importance. Et surtout, ne pas quitter nos héros trop tôt ! J’ai eu du mal à retenir mes larmes à plusieurs reprises, submergée par le trop-plein d’émotion. Emma Landas m’a émue avec une facilité déconcertante, elle est allé encore plus loin avec une histoire qui sublime l’amour et la bienveillance. Elle nous démontre des choses essentielles que j’ai pu m’approprier, et ce récit aura cet écho en moi pour les décennies à venir !

UNE EXPÉRIENCE DE LECTURE INÉDITE ! 

Il faut parfois se mettre en condition quand on commence certaines histoires. Il y a quelques autrices comme cela qui me transcendent… Avant de commencer [Green Oak], il a fallu que je sois claire avec mon entourage… Je me suis mis dans ma bulle, impossible de m’en déloger. Vous connaissez cet état de transe lorsque vous êtes totalement absorbés par ce que vous lisez ? Et bien je peux vous dire qu’avec [Green Oak], je n’étais plus du tout connectée à la réalité, j’étais dans une autre époque, dans un univers qui m’était inconnu, mais que je me suis approprié.

J’avais prévu le coup, et j’avais tout à porté de main. Boîte de mouchoirs, de quoi grignoter (oups, je suis gourmande), de quoi me désaltérer, installée dans mon fauteuil confortable avec le ventilo braqué sur moi, j’ai vécu un moment hors du temps !

EN BREF :

[Green Oak] est une romance hors du commun qui nous offre des émotions intenses et touchantes. La plume envoûtante d’Emma Landas se veut poétique et lyrique. Elle embarque le lecteur dans une histoire d’amour avec un grand A qui ravira les romantiques dans l’âme. Emma Landas nous démontre une fois de plus l’étendue de ses talents d’autrice. Elle se livre à travers un récit intimiste, une romance singulière portée par des personnages terriblement attachants qui défieront tous les obstacles pour vivre leur amour. Elle nous dévoile sa sensibilité à fleur de peau et son amour pour les histoires de destin et de rédemption. Partez à la conquête du grand chêne vert, nos héros vous y attendent les bras tendus. Il n’attendent que ça que vous découvriez leur histoire d’amour.

A lire si vous aimez…

  • Les romances singulières et addictives.
  • Les légendes captivantes.
  • L’espoir et la puissance de l’amour.
  • Les héros extraordinaires avec une belle âme.

— Viens, susurre-t-elle en prenant ma main.

Elle nous mène jusqu’à la baignoire toujours pleine, et lâche ma main pour la vider.

Nous sommes toujours nus, mais elle comme moi n’en éprouvons aucune gêne. Je la regarde remplir à nouveau le bain, assise sur le rebord, sa main caressant la surface de l’eau pour s’assurer de la température. Je contemple son dos si fin, au toucher si délicat, et ne peux m’empêcher de venir le baiser. J’appuie mes lèvres en différents endroits et ne m’arrête que lorsque je suis certain de n’avoir négligé aucune zone, de sa nuque jusqu’à ses reins.

— Viens, répète-t-elle.

Elle grimpe dans la baignoire, glisse dans l’eau et me fait signe de prendre place derrière elle.

Je m’immerge à mon tour et accède à sa demande, mes bras la ramenant au plus près de moi.

— Regarde.

Elle cale son dos contre mon torse et désigne le miroir face à nous.

— Dis-moi ce que tu vois, m’intime -t-elle toujours dans un murmure.

— Je vois… une jeune femme belle à en mourir, dont le sourire n’a d’égal que sa force et son courage

Ses joues rougissent, mais ses lèvres s’étirent plus largement, dévoilant ses dents d’une blancheur immaculée. Elle relève son menton et reprend un air plus fier.

— Que vois-tu d’autre ?

— Mmm, je vois derrière elle un garçon plutôt pas mal…

Le désir s’invite dans ses yeux et elle mord sa lèvre inférieure tandis que sa poitrine se gonfle.

— Je confirme, affirme-t-elle sans cesser de sourire.

— … qui m’a l’air fou amoureux.

— D’elle ?

— Oh que oui.

— Comment le sais-tu ?

— Je le vois dans le regard qu’il lui offre.

— Pourquoi ? Comment la regarde-t-il ?

— Comme un homme qui a perdu la raison. Comme un homme qui sait à peine comment on fait pour respirer. Il la regarde comme une reine, une muse, comme le bien le plus précieux qu’on puisse trouver sur cette Terre.

Elle pince les lèvres dans une moue émue, mais reprend contenance en feintant l’orgueil.

— Et elle, comment le regarde-t-elle ?

— Mmm, je ne sais pas trop… Sûrement comme le héros qu’il est. Et probablement comme le gars le plus beau du coin. Je pense qu’elle a de la chance ! argué-je avec condescendance.

Victoria se détourne du miroir et balaie l’eau de sa main pour m’éclabousser le visage.

— Tu es arrogant et vaniteux. Ce n’est pas du tout ce que moi je vois dans ce miroir, me sermonne-t-elle en me jetant dessus un faux regard noir.

— Ah oui ? Alors dis-moi ce que tu vois.

— C’est vrai qu’elle voit un héros, reprend-elle après un court silence. Mais pas au sens où tu l’entends. Certes, il l’a un jour sauvée de la noyade, mais il l’a sauvée de bien des manières différentes. Il lui a permis de ne jamais sombrer, parce qu’elle n’a toujours vu que son visage, même durant ses cauchemars. Il lui a redonné la vue malgré la puissance du soleil qu’il lui a mis devant les rétines. Grâce à lui, elle a de nouveau cru en l’amour et en la vie. Elle a retrouvé le sourire et l’espoir. La joie et le bonheur. Grâce à lui, elle a eu envie de vivre et d’être aimée pour ce qu’elle est à ses yeux. Elle s’est sentie belle et importante. Voilà ce que je moi je vois.

Je la serre tellement fort que j’ai peur de lui briser les os. Mais je suis incapable de relâcher la pression, et d’autant moins alors qu’elle tourne son visage vers le mien et m’embrasse avec un total abandon.

Nous glissons des « je t’aime » entre nos nombreux baisers et restons dans ce bain durant un long moment, sans jamais quitter des yeux l’image que nous renvoyons. Celle de ces deux jeunes gens éperdument fous amoureux l’un de l’autre qui ne pensent à rien d’autre qu’à l’instant présent. Un présent où nul frère, nul flic et nul parent n’existent. Non, ils choisissent d’éloigner pour quelque temps le danger et les conséquences qui traînent dans son sillage.

— Nous devrions sortir de ce bain. Tu grelottes et tu es en train de me donner un aperçu de celle que tu seras dans cinquante ans, lui dis-je en me moquant de ses doigts flétris par l’eau.

Elle m’asperge de nouveau et reste face à moi.

— Et est-ce que tu m’aimeras toujours dans cinquante ans ? me demande-t-elle avec un soupçon d’inquiétude.

— Bien sûr. Même lorsque tes cheveux auront pris la couleur de cette salle de bains et que tu ne te souviendras même plus de qui je suis.

— Jure-le-moi.

— Je te le jure.

— Jusqu’à ce que la mort nous sépare ?

— Jusqu’à ce que la mort nous sépare, soufflé-je au creux de sa bouche que je baise avec douceur.

— Bien ! clame-t-elle en se mettant debout. Maintenant, on mange. J’ai faim.

Elle sort de la baignoire avec entrain alors que je suis englué dans le trouble que la nouvelle promesse que je viens de lui faire a déclenché. Je ne pense pas que Victoria entende celle-ci comme moi je l’entends. À croire qu’elle a définitivement transformé le vagabond que je suis en une chose ridiculement romantique.

Je remercie les éditions Black Ink pour cette lecture.

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