Les larmes de Shiva » Cesar Mallorqui

Editeur : Michel Lafon

Livre : ICI

 » Tout a commencé par une énigme : le mystère d’un collier d’une valeur inestimable, égaré durant sept décennies. Les Larmes de Shiva. Il donna lieu à des vengeances terribles, à des amours interdites, et à d’étranges disparitions. « 

Cet été, Javier, 15 ans, est envoyé dans la villa de sa tante. Là-bas, il y découvre l’histoire de son aïeule, Beatriz. Disparue soixante-dix ans auparavant, la veille de son mariage, elle a emporté avec elle les Larmes de Shiva, déclenchant une querelle familiale sans précédent. Lorsque le fantôme de son ancêtre lui apparaît, Javier est prêt à tout pour enfin rétablir la vérité… une vérité que l’on a voulu faire taire à jamais.

 

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Voilà un résumé qui me donnait un peu trop envie pour que je passe à côté de ce livre ! Je ne connais absolument pas l’auteur, mais c’est une très belle découverte.

Javier, jeune garçon de quinze ans, ne s’attendait certainement pas à ce que son été 1969 se déroule de cette manière ! Lui qui va un peu à reculons chez sa tante et ses cousines, forcément vu qu’il est obligé de s’y rendre à cause des ennuis de santé de son père, mais s’il avait su ce qui l’attendait, aurait-il agi différemment ?

Le voilà donc bien loin de chez lui, chez cette fameuse tante et ses filles qu’il n’a pas vu depuis des années, les fillettes ont bien changé durant ce temps, elles ont grandis, ont pris quelques formes. Cela va d’ailleurs éveiller un peu ce jeune garçon qui jusque là se foutait un peu des filles qui, comme il le dit lui-même, ne jouent pas au foot, ne pisse pas debout, … C’est un peu un nouveau monde qu’il va devoir apprivoiser, même si ce sont des membres de sa propre famille, ils ne sont pas proches.

La manière d’écrire des auteurs a changé  au fil des années qui passent, et ce livre m’a fait penser à ceux que je lisais étant plus jeune, dans la manière de parler, dans la narration, dans le déroulement de l’intrigue. C’est un peu déroutant au début, il a fallu que je me réapproprie ce genre de lecture, mais après quelques pages, je me suis réellement immergée dans le récit, et ce fut un véritable régal. J’ai d’ailleurs découvert des expressions que je n’entends plus depuis très longtemps, des expressions d’un autre temps tout simplement.

La seule chose qui m’a parfois un peu dérangée, c’est que malgré ses quinze ans, Javier m’a souvent donné l’impression d’en avoir beaucoup plus. Ok nous pouvons être plus mature que notre âge réel, mais il faut garder une certaine légèreté. J’ai trouvé que c’était parfois un peu trop, et cela m’a gênée. Si ce n’est ce détail, tout le reste n’est que positif, je me suis prise au jeu de l’intrigue et j’ai adoré cela. C’est vrai que je ne vous dévoile pas grand chose, mais ce livre est à découvrir sans hésiter, il fait, d’après moi, une excellente lecture d’été, de par son rythme « calme » tout en titillant le lecteur malgré tout.

– D’après une ancienne légende, le démon Ravana haïssait le dieu Shiva, car celui-ci l’avait trahi en lui retirant l’appui qu’il lui prêtait dans sa lutte contre le dieu Vishnou. Ravana décida donc de se venger en prenant à Shiva ce qui lui était le plus cher, son épouse Durga. C’est ainsi qu’une nuit Ravana entra dans les appartements de Durga et la tua, puis il lui arracha le cœur, le cerveau, les reins et le foie. Lorsque Shiva découvrit le cadavre de son épouse, il pleura cinq larmes. Alors un prodige eu lieu : les larmes se transformèrent en organes, ceux enlevés par Ravana à Durga, et c’est ainsi qu’elle put ressusciter, grâce à l’amour que son époux lui vouait. […]

Merci à Camille et aux éditions Michel Lafon pour leur confiance.

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