Les coquelicots » Julie Giordano & Martine Ferré

Editeur : Autoédition

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J’ai quatre enfants.

Je suis une institutrice épanouie.

A me voir, dans la vie de tous les jours, on ne se doute pas qu’une bête me ronge l’estomac.

Tu es conne et moche !

Cette phrase, c’est ma mère qui l’a prononcée et elle résonne encore dans ma tête.

C’est une empreinte dans mon histoire familiale, tout comme le poids du corps du grand-père sur le mien.

Je ne veux plus me taire.

Pour moi, pour ma famille, mais aussi pour toutes les victimes d’inceste.

Vas-y Martine !

 

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Toutes les cicatrices peuvent-elles s’effacer avec le temps et la patience ? Certaines c’est vrai, mais pas toutes, malheureusement, même s’il paraît qu’elles font la personne que nous sommes. Moi-même, il y en a certaines dont je préfèrerais clairement me passer, elle font qui je suis… cela me fait une belle jambe… Oui nous pouvons nous relever, oui nous pouvons continuer d’avancer, mais à quel prix ?

Je trouve hyper courageux de finir par réussir à en parler, d’en faire un livre, personnellement, je ne pense pas que je le pourrais. En débutant ce genre de livre, nous savons à l’avance que cela nous prendra au tripes, que cela ne pourra être que poignant et fort en émotions.

Comme pour une de mes précédentes lectures, j’en vient toujours à la conclusion de ne pas comprendre comment des parents ou des grands-parents, ou peu importe qui de la famille ou pas, peut en arriver à faire souffrir un enfant. C’est définitivement une chose qui me dépasse et que je ne comprendrai jamais. D’autres choses encore, mais ici n’est pas le sujet.

J’ai ressenti énormément de fureur durant ma lecture, mais au final c’est bel et bien de l’admiration qui ressort en arrivant à la fin, oui, de l’admiration pour Martine, mais également pour Julie qui a couché les mots. Des mots forts, des mots justes, des mots qui font une histoire, celle de Martine.

Les coquelicots est un livre qui doit être lu sans hésiter, et sans ressentir de pitié, car non, je n’aime pas ce mot, je le trouve tellement rabaissant !

Un autre souvenir que je garde du grand-père, c’est son Opinel. Ce couteau, au manche en bois, qu’il sortait toujours de sa poche avant le repas. Nous n’avions le droit de manger que lorsqu’il ouvrait son Opinel et nous devions quitter la table, après qu’il ait essuyé ce dernier avec sa serviette, et qu’il l’ait refermé.

Merci à Julie Giordano pour sa confiance.

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