Pour trois jours de bonheur j’ai vendu le reste de ma vie » Sugaru Miaki

Editeur : Akata

Livre : ICI

Saviez-vous qu’il est possible de vendre une partie de sa vie contre une belle somme d’argent ? C’est en tout cas ce qu’a entendu dire Kusunoki, jeune Japonais désabusé qui n’attend plus rien de l’existence. Aussi, un matin, il décide de commettre l’irréparable et se rend au bureau de vente. Surpris, il y apprend que sa vie ne vaut pas grand-chose. Mais peu lui importe… Il choisit de ne conserver que trois mois de sa longévité, et de profiter du peu de temps qu’il lui reste avec insouciance. Mais alors qu’un fatidique compte à rebours est lancé, son quotidien lui réserve soudain de nouveaux rebondissements… N’est-il pas trop tard pour réapprendre à vivre ?

 

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Si vous deviez faire un choix, préféreriez-vous avois une longue vie où le bonheur est plus ou moins inexistant et où vous subissez cette vie qui est la vôtre, où choisiriez-vous une vie beaucoup plus courte mais tout simplement heureuse ? C’est difficile comme question, surtout lorsque l’on sait que finalement nous avons peu d’emprise sur la vie et sur le nombre d’années qui nous sont attribuées sur Terre.

Ce roman, je le divise en deux parties, que je trouve assez distinctes d’ailleurs, il y a la première où nous rencontrons Kusunoki, tout d’abord en tant qu’enfants avec des rêves plein la tête, ensuite nous le retrouvons alors qu’il a une vingtaine d’années. Toujours dans cette première partie, par moments j’ai carrément eu envies de le secouer un peu, il m’a énervée au possible, franchement une véritable tête à claques par moments. Cela m’a fait peur pour la suite, bien que ce livre est assez court, je me suis dis que cela ne le ferait pas trop s’il avait le même genre de comportement jusqu’au bout. Ensuite, eh bien j’ai essayé de me mettre à sa place plutôt que de lire sa vie, et là j’ai un peu modifié ma perception des choses, je l’ai plus vu comme un garçon de dix ans, ce qu’il était en fait, un jeune garçon avec tout ses rêves, parfois un peu trop, mais qui se voit et s’imagine un avenir. Cela m’a permis de mieux le comprendre, de le trouver un peu moins imbu de lui-même, après tout lorsque nous sommes enfants, nous avons tous des rêves plein la tête.

La seconde partie, du moins ce que je considère comme étant la seconde partie, eh bien elle est un peu plus joyeuse, il y a plus de sourires, comme si dans un ciel très nuageux, ceux-ci avaient enfin pris la décision que le temps était venu de nous laisser entrevoir le ciel bleu qui se cache derrière.

L’auteur aborde beaucoup de thèmes dans ce livre, certains sont peu développés et nous laisse une part de réflexion, mais franchement j’ai trouvé que le tout est assez bien équilibré malgré tout. Pour moi, la plume de l’auteur est une véritable découverte, mais une très belle découverte, je trouve qu’elle sonne juste, qu’elle relate la réalité de la vie finalement, avec tout ce que celle-ci a de bon mais également ce qui l’est moins. C’est un roman court, mais franchement une superbe découverte pour ma part.

Je vais mourir bien sagement. Je vais revenir à ma vie modeste d’origine, en autarcie, où je n’attends rien de personne. Je pousserai mon dernier soupir dans l’ombre tel un chat.

Merci aux éditions Akata pour leur confiance.

A propos de Alouqua

Depuis toujours j'adore lire, déjà enfant il m'était impossible de me passer d'un livre. Quand à partager mes avis, eh bien je l'ai toujours fait, c'est donc devenu pour moi une évidence d'ouvrir un blog. J'ai l'avantage de lire un peu de tout, je n'ai jamais aimé me restreindre, en quoi que ce soit.

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