Les Chroniques du kangourou » Marc-Uwe Kling

Editeur : Robert Laffont

Livre : ICI

Le nouveau phénomène de l’humour vient de Berlin-Est… Et c’est un kangourou !
Un jour, Marc-Uwe Kling voit débarquer chez lui un kangourou sans gêne. Communiste et chômeur, le marsupial vide le réfrigérateur et refuse de payer un loyer. Surtout, il entraîne le narrateur – souvent contre son gré – dans des conversations à bâtons rompus brassant tous les sujets, du totalitarisme des marchands de soupe en sachet aux tatouages de Robbie Williams. Difficile à la lecture de savoir qui des deux protagonistes montre le plus de mauvais esprit…

 

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Amateurs d’humour au second degré, ce livre est franchement fait pour vous. Deux personnages qui n’ont certes pas inventé le fil à couper le beurre, mais question humour, ils valent leur pesant d’or.

Le kangourou, qui au départ n’est qu’un voisin de Marc-Uwe, s’incruste petit à petit, jusqu’à finalement emménager chez lui. Cela c’est fait de manière naturelle, juste un peu forcée, mais après tout, Marc-Uwe n’a pas son mot à dire, le kangourou se tape l’incruste et croyez-moi que pour le déloger de là, c’est mission impossible.

C’est malgré tout un duo qui fonctionne assez bien, même si nos deux compères se mènent mutuellement la vie dure, je dirais que quelque part, ils effacent la solitude de l’autre. A deux, ils vont devoir faire face à des situations de la vie courante, mais le problème, c’est qu’avec eux, tout part très vite dans des situations complètement abracadabrantes.

Je pense pouvoir accepter énormément de choses, mais c’est vrai que par moment, j’ai eu un peu de mal à les suivre dans leurs délires. Cela vient peut-être de la traduction, cela vient peut-être de l’auteur lui-même, cela vient peut-être des personnages qui n’en font finalement qu’à leurs têtes, mais certains passages m’ont été plus ardus.

J’avoue qu’il faut un petit temps d’adaptation à l’humour de l’auteur, mais dès les premiers chapitres passés, tout ce passe pour le mieux, je dirais à partir de la vingtième page, les chapitres étant très courts, certains ne font qu’une seule page. Mais ce ne sont pas réellement des chapitres comme dans les autres livres, ici se sont plutôt des petites tranches de leurs vie et cela donne une vitesse de lecture incroyable, les pages s’enchaînent à un rythme de dingue. Sans m’en rendre compte, lorsque j’ai débuté ma lecture, cela faisait environ une vingtaine de minutes que je lisais, j’en étais déjà pas loin de la page 50 !!! Comme je le disais, c’est rapide à lire, les 300 pages, défilent. Mais honnêtement, je n’en retirerais aucune d’entre elles, ni n’en ajouterais, c’est nickel comme cela l’est.

Sans vous en dire plus sur le sujet, sachez que sous des traits d’humour plus que décalés, l’auteur nous sort pas mal de vérités, de constatations sur le monde, sur ce qui fonctionne ou pas dans la société. Il parait qu’avec un peu d’humour, tout passe, eh bien je peux vous certifier qu’il a réussi à faire passer beaucoup de choses qui en temps normal pourraient devenir choquantes, mais ici, cela passe. Un livre que je ne regrette absolument pas d’avoir découvert et que je vous conseille de découvrir vous aussi. Préparez une boîte avec quelques chocolats à la liqueur, cela pourra vous servir 😉

Le kangourou sort de sa poche une petite boîte contenant des plantes séchées, du tabac et des feuilles à rouler, et pose le tout devant moi sur la table.
– Voilà, dit-il.
– Qu’est-ce que tu veux que je fasse de ça ?
– Un bédo.
– Mon pauvre, je ne sais même pas ouvrir une bière avec un briquet. Et tu t’imagines que je sais rouler un bédo ?

Merci à Stéphane ainsi qu’au site 20 minutes.

A propos de Alouqua

Depuis toujours j'adore lire, déjà enfant il m'était impossible de me passer d'un livre. Quand à partager mes avis, eh bien je l'ai toujours fait, c'est donc devenu pour moi une évidence d'ouvrir un blog. J'ai l'avantage de lire un peu de tout, je n'ai jamais aimé me restreindre, en quoi que ce soit.

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