L’Oeillet de velours » Laura Carlin

Editeur : Milady

Livre : ICI

Dans les allées sombres du Londres de 1831, les miséreux disparaissent un à un sans laisser de traces…

Hester White est une jeune femme pleine de ressources et désire ardemment se sortir des immondices dans lesquels elle vit depuis des années. Lorsque sa route croise celle de la riche famille des Brock, elle saute alors sur l’occasion. Les Brock décident de la prendre sous son aile et c’est la brillante et non moins mystérieuse Rebekah Brock qui se charge de son éducation. Au fil des jours, Hester et Rebekah se rapprochent et vont chercher à résoudre l’énigme de ces multiples disparitions que les gens commencent à redouter. Leur enquête les entraînera au cœur d’un secret bien plus sombre que tout ce qu’elles avaient pu imaginer… et leur révélera leurs véritables aspirations.

 

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J’aime les romans historiques, pourtant je n’en lis que trop peu, alors, ayant eu l’occasion de découvrir celui-ci, impossible de passer à côté ! Mais ce n’est pas qu’un roman historique, il y a un mélange d’historique, de romance, un peu de thriller également pour parfaire le tout dans un Londres sombre.

Richesse, pauvreté, secrets, misères, atrocités, manipulation, machination, voici ce qui vous attend avec L’œillet de velours, mais un peu d’amour vient égayer le tout, un rayon de soleil dans toute cette noirceur que nous offre le Londres dans lequel Laura Carlin nous plonge sans nous ménager.

Ce roman est littéralement porté par la genre féminine, Hester et Rebekah, deux femmes que le monde de naissance opposent, pourtant leurs chemins vont se croiser un beau jour. Ces deux femmes vont faire face à l’horreur dont l’homme peut se rendre coupable.

Je vais être honnête avec vous, je ne pensais pas que ce roman serait prenant à ce point, que l’intrigue serait à ce point sombre, que je ne pourrais me détacher de mon livre. Pour tout vous dire, plus de 500 pages et je n’en ai pourtant fait qu’une bouchée, littéralement. Je me suis sentie complètement dans l’histoire à vouloir découvrir la vérité moi aussi, tout comme nos deux héroïnes. J’avais cependant un avantage sur elles, j’étais bien au chaud chez moi alors qu’elles se débâtaient dans la gadoue et les ruelles sombres.

Pour moi, la force de ce roman, en plus de l’intrigue bien ficelée et très prenante, c’est qu’il se repose sur la gente féminine, trop peu mise en avant dans ce genre de littérature qui est principalement dirigée par le monde masculin, là où les hommes ont tout pouvoirs. J’ai frissonné, j’ai eu des hauts le cœur, j’ai tremblé, j’ai carrément flippé à un moment, j’ai vécu le désespoir à certains moment comme si j’y étais. Mais j’ai également eu des étoiles au fond des yeux lors de certaines révélations.

L’ensemble est juste sublime, je suis tombée sous le charme de la plume de Laura Carlin qui a réussi à me retenir dans son univers jusqu’à la fin sans qu’à aucun moment je ne ressente l’envie de faire une pause durant ma lecture. En peu de mot mon avis sur ce roman pourrait simplement être : foncez sur cette petite merveille !

– C’est donc elle, cette jeune fille, dit-elle.
Elle me dévisage avec une hostilité manifeste, comme si mon apparence misérable était un choix délibéré. Elle s’assoit ensuite dans un geste brusque et saisit un livre, qu’elle se met à feuilleter.

Merci aux éditions Milady pour leur confiance.

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