Un fruit amer » Nicolas Koch

Editeur : Editions De Saxus

Livre : ICI

Comté de Woodbridge, Alabama, 1963.
En pleine ségrégation raciale, le Ku Klux Klan répand la terreur au nom de la suprématie blanche alors que la communauté noire fait entendre sa voix pour obtenir plus de droits. C’est dans ce contexte explosif qu’un fait divers va mettre le feu aux poudres. Un matin, le corps d’une jeune blanche violée et battue à mort est retrouvé dans les bois. Elle n’est autre que la fille d’un riche entrepreneur de la région qui est lui-même membre du Klan.
Qui a bien pu la tuer ? Pour les autorités, ça ne fait aucun doute : c’est l’œuvre d’un Noir. Peu avant le drame, la victime avait écrit au FBI, car elle craignait pour sa vie. Le Bureau dépêche alors sur place l’un de ses agents afin de tirer l’affaire au clair. Ce dernier va découvrir qu’elle a été tuée et il va se retrouver au cœur de la haine des hommes, face à une vérité dérangeante…

 

⭐ ⭐ ⭐ ⭐, 5

Un thriller d’une telle qualité devrait trôner dans chaque bibliothèque des amateurs du genre !

Ce qui concerne le KKK et la ségrégation, sont des sujets qui m’ont toujours intéressée, du coup, lorsque je les retrouve dans un roman, ou comme ici dans un thriller, cela me fait un peu peur, peur de ne pas y retrouver la réalité, peur de me retrouver trop loin de cette réalité.

Je dois dire que ce thriller de Nicolas Koch a franchement dépassé mes espérances à ce niveau. La tension monte crescendo, l’intrigue est assez oppressante, mais le résultat est franchement grandiose. J’ai adoré découvrir les réactions, parfois différentes de ce que je pensais, de certains des personnages de ce récit, que l’auteur me balade du début à la fin.

C’est vrai que j’ai trouvé le début assez lent, j’ai un pu flippé de ne pas accrocher justement à cause de cela, mais une fois passé la première centaine de pages, cette lenteur prend fin, nous voilà réellement lancés et il ne reste plus qu’à s’accrocher bien solidement. Les moments difficiles pourraient ne pas plaire à tout le monde, de par leurs duretés, mais franchement, passez par-dessus cela, passez par-dessus vos craintes, vous découvrirez ainsi une petite merveille.

– Je suis sur une enquête officielle du gouvernement. Elle supplante donc votre juridiction dans ce cas. J’ai un rapport à établir pour mes supérieurs et ils ne me laisseront pas rentrer les mains vides. Aussi, à moins que vous n’ayez envie de voir débarquer une armée d’agents prêts à retourner vos bureaux pour trouver les dossiers, je vous saurai gré de m’en délivrer une copie.

Merci à Pauline et aux éditions De Saxus pour leur confiance.

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