Velvet Love » Maryrhage

Editeur : Autoédition

Livre : ICI

Kalinka vit une vie bien rangée. Quand elle n’est pas au travail, elle passe tous ses week-ends en compagnie de sa télécommande et de son plaid préféré. Son but dans la vie ? Tracer sa route sans se faire remarquer. Pourtant, son quotidien monotone va se voir chamboulé un soir de décembre, quand elle rencontre des portes closes et un caissier agaçant. Kalinka va immédiatement prendre en grippe, Harrison. Mais contre toute attente, la jeune femme va avoir besoin de l’aide de ce dernier pour son job, ce qui va les amener à se fréquenter. Kalinka plait à Harrison, et Harrison plait à Kalinka. Mais la détective privée, bien que séduite, ne peut pas se laisser aller dans les bras de cet homme qui est tout son contraire. Entre attirance et humour, ils devront se dompter l’un l’autre et prouver que l’amour se moque des apparences.


⭐⭐⭐⭐

UNE ROMANCE QUI BALAYE LES PRÉJUGÉS ! 

[Velvet love] c’est l’histoire d’une jeune femme mal dans sa peau… Une jeune femme qui s’est enfermée dans sa solitude et sa mauvais image d’elle-même. Maryrhage nous propose un récit qui met en scène une héroïne accessible qui n’est qu’au début d’un combat qu’elle doit livrer contre elle-même.

[Velvet Love] c’est une belle rencontre entre deux opposés. Kalinka et Harrison ! Découvrez ce que j’en ai pensé.

UNE HÉROÏNE PLEINE DE COMPLEXES ET UN HÉROS PLEIN D’HUMOUR ! 

Kalinka n’est pas qu’une héroïne pleine de complexes. Kalinka est une jeune femme qui s’est construite dans la douleur avec une très mauvaise image d’elle-même. Sans cesse rabaissée, mal aimée et mise de côté. Kalinka est une femme ronde avec des courbes généreuses, hélas elle n’en fait pas une force et c’est ce qui semble la définir… Kalinka en souffre et c’est indéniable. Mais elle s’est résignée, elle ne vit que pour passer inaperçue, elle ne veut plus faire d’efforts parce qu’elle n’attend plus rien de personne. Sa rencontre avec Harrison va bouleverser ses plans… Cet homme agaçant au physique avantageux… Ce Petit Con comme elle va le surnommer. Harrison est génial ! C’est un jeune homme séduisant avec un humour un peu borderline qui s’intéresse vraiment à Kalinka. Mais comment est-ce possible ? Kalinka va prendre en grippe ce mec sexy et pourtant elle aimerait tant se laisser aller… Espérer qu’il la veuille vraiment…

Kalinka et Harrison sont vraiment des personnages que j’ai aimé suivre. Kalinka est hélas le genre d’héroïne qui agace le lecteur, personnellement je l’ai trouvé très touchante et j’ai trouvé que Maryrhage a fait un travail psychologique formidable sur son personnage, car oui cela existe des femmes qui sont mal dans leur peau à tel point qu’elles n’arrivent qu’à se dénigrer… Kalinka est touchante dans sa névrose, elle est enfermée dans une existence qu’elle subit malgré tout. J’ai aimé le cheminement de son histoire, sa remise en question, sa façon de prendre le problème à bras le corps… Et le problème ce n’est pas son tour de taille, mais bien la perception qu’elle a d’elle-même. Harrison quant à lui est un gros crush forcément !

UNE ROMANCE QUI POINTE LE DOIGT SUR DES INÉGALITÉS !

Maryrhage aborde des sujets très sérieux dans cette romance. Avec le personnage de Kalinka elle met en lumière certaines inégalités, elle nous démontre aussi comment on peut se percevoir quand on se sent inférieur aux autres. Gros coup de projecteur sur l’importance de la confiance en soi. Chose qu’il est difficile à acquérir lorsque l’on se sent mal dans sa peau.

Le côté psychologique de l’histoire est le gros point fort de ce roman ainsi que les deux personnages auxquels on s’attache immédiatement.

L’histoire est vraiment prenante, on se retrouve aux prises avec les états d’âme de nos héros. Au-delà de la romance, il y a tout une trame qui se concentre sur l’histoire de nos héros, sur leur passé, leur cocon familial et la façon dont ils se sont construit.

J’ai été surprise par certains rebondissements qui m’ont laissé sans voix. J’avais déjà beaucoup de sympathie pour Kalinka et Harrison et je ne pensais pas pouvoir les aimer plus mais ce fut pourtant le cas.

Cette histoire d’amour est complexe et met en valeur des indispensables dans la vie. Je suis ravie que Maryrhage ait décidé d’écrire une fiction si proche de la réalité, c’était génial.

EN BREF : 

Une belle romance qui balaye les préjugés, Maryrhage nous offre une histoire très touchante avec des personnages qui m’ont émue. L’humour est très présent et désamorce parfois des situations à haut risque ^^ J’ai trouvé ce roman très juste et j’en garderais un bon souvenir.

« – Ça me suffit pour le moment… « chérie ».
Je pouffe de rire en entendant ce petit mot stupide.
– Ne m’appelle pas comme ça, c’est nul.
Je le vois ouvrir la bouche et avant qu’un surnom stupide ne sorte je prends l’initiative de l’embrasser.
– Poussin ? il arrive à me lancer avant de mordiller ma lèvre.
– Kalinka, c’est très bien.
– Emmerdeuse, ça me paraît plus juste.
Je pince sa peau au niveau de ses côtes et il recule en riant.
– Je dois y aller.
J’acquiesce, il est pratiquement quatorze heures, il est déjà en retard.
– Bonne journée, Petit Con.
Il m’attrape le bras et me ramène contre lui.
– Je crois que j’aime bien quand tu m’appelles comme ça, je t’imagine jouir et crier « Petit Con, encore ». »

⭐ ⭐ ⭐ ⭐

Avec Velvet Love, Maryrhage aborde le sujet de l’infériorité, j’entends par là une personne qui se sent inférieure aux autres, un complexe que j’ai moi-même connu lorsque j’étais plus jeune. Comme Kalinka j’ai eu un soucis avec mon poids, comme elle je ne voulais pas que l’on me voit ni que l’on me touche. J’ai donc pu facilement m’identifier à elle sur ce point, même si pour ma part ce n’est pas pour les mêmes raisons que j’avais ce problème.

Malgré le fait que nous avons cela en commun, j’ai parfois eu du mal avec elle, à la comprendre, à accepter certains de ses comportements et réactions. Je trouve que cela allait parfois un peu trop dans l’extrême et j’ai trouvé que cela ne servait pas l’histoire. Attention que là ce n’est que mon ressenti, j’ai vu des avis coups de cœur pour Velvet Love, donc cela n’a pas gêné d’autres lecteurs, et heureusement. Cependant, je trouve qu’aborder ce sujet est plus que bien, à l’époque où tout le monde doit entrer dans un moule et des femmes taille mannequin, une époque d’apparences tout simplement.

Lorsque Harrison va faire son entrée dans la vie de Kalinka, cela va remettre pas mal de choses en question pour elle, notamment découvrir pourquoi un homme peut s’intéresser à elle alors qu’elle ne fait rien pour. Elle va aller jusqu’à l’utiliser pour les besoins d’une de ses enquêtes dans le cadre de son boulot de détective privé. Mais elle aura beau le pousser à bout, là où la plupart aurait lâcher l’affaire, Harrison va être tenace, il va persévérer. Bon point pour lui à ce niveau, il aurait très bien pu laisser tomber. Le jour où Kalinka fera la connaissance des amies d’Harrison, elle comprendra encore moins que celui-ci puisse s’intéresser à elle, elle qui est tellement différente de ces filles canons qu’il côtoie.

Avant de pouvoir accepter les autres, il faut déjà s’accepter soi-même, c’est le message que fait passer Maryrhage avec ce récit, et elle a entièrement raison, pour en être passée par-là, je sais de quoi je parle. Trouver le pourquoi de nos blessures est la porte qu’il faut franchir pour avancer. Que ce soit pour Kalinka ou encore pour Harrison qui, lui aussi a une blessure profonde que nous découvrons par la suite. J’aurais aimé avoir de temps en temps le point de vue d’Harrison, mais ici Maryrhage a fait le choix de ne faire parler que Kalinka, ce qui n’est pas réellement gênant, mais je trouve que cela aide d’avoir les deux points de vue.

Il n’empêche que cette fois encore, j’ai aimé la plume de l’auteure, qu’elle m’a fait passer un bon moment avec des côtés positifs et d’autres un peu moins. Maryrhage, seule ou en duo avec Amhéliie, nous offre toujours des intrigues pleines d’émotions avec des sujets pas toujours faciles.

J’enclanche les rouages de mon cerveau, il vient de me voir en débardeur et pyjama pilou-pilou danser et me prendre pour une star de la chanson dans ma cuisine.
Je n’arrive pas à bouger, je me sens humiliée au possible, comme si on venait de me prendre mon intimité. La honte me glace le sang et fige mes membres. Pourtant je sens le rouge monter sur mes joues.

Merci à Maryrhage pour sa confiance.

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