Des auteurs auto-édités se mobilisent contre le harcèlement de rue – Nouvelle #7/17

Editeur : Autoédition

Livre : ICI

Dans ce recueil, vous trouverez 17 nouvelles ayant pour thème commun le harcèlement de rue. Parce que nous l’avons déjà vécu et qu’il est toujours mieux d’en parler, de montrer à quel point ça peut arriver à n’importe qui, et ce, peu importe la manière dont on est habillé, peu importe la saison, l’heure, ou encore ce que nous sommes en train de faire. Comme une boite de chocolats, découvrez des histoires diverses dans la forme et dans le fond. Certaines vous révolteront quand d’autres parviendront à vous faire sourire et à vous redonner de l’espoir.

Nouvelle #7 » Comédie réussie de Natalia Vikhalevsky

Que dire ?

On peut dire sans hésiter que Natalia nous tient jusqu’au bout, impossible de deviner la chute, et croyez-moi, vous n’allez pas en revenir !

Jusqu’ou seriez vous prêt à aller pour tester la confiance que vous pouvez mettre en une personne ? Voilà une question intéressante et qui résumé, d’après moi, parfaitement bien ce récit dans lequel nous plonge Natalia.

Y a pas à dire, mais Joséphine est une femme qui a de la ressource et qui ne manque pas d’imagination pour découvrir qui est la personne se trouvant face à elle. Franchement j’ai adoré ne rien voir venir. Bien que nous parlons bel et bien de harcèlement, ce qui n’est clairement pas un sujet risible, mais si vous avez lu ce recueil, vous me comprenez, si vous allez seulement le découvrir, alors il faudra que vous lisiez cette nouvelle pour me comprendre.


Natalia Vikhalevsky

Natalia est née au mois de mars à Bakou, la capitale de l’Azerbaïdjan — l’une des quinze anciennes républiques de l’Union Sovétique. Le jour de son arrivée au monde, une neige abondante s’est mise à tomber alors que ce n’est pas chaque hiver que les habitants de la ville ont l’honneur de voir descendre quelques flocons.
Le bâtiment de l’hôpital n’était pas chauffé ou — en tout cas — pas assez. Conséquence, sa mère et elle sont sorties malades de la maternité. Après cette expérience traumatisante, sa mère a décidé de mettre une croix sur ses plans d’avoir d’autres enfants, et Natalia n’a eu ni frères ni sœurs.
Elle imagine que les rhumes attrapés par intermittence pendant son enfance ont fait en sorte qu’elle apprenne à lire avant de commencer l’école. Elle était sûre qu’elle deviendrait écrivaine. Mais, en grandissant, elle a oublié ce rêve pour s’en souvenir trente ans plus tard. À présent, elle consacre son temps à l’écriture et a plusieurs nouvelles publiées dans des revues numériques.
Elle avait douze ans, lorsque la guerre entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie a éclaté. Sa famille, comme beaucoup d’autres, s’est installée en Russie.
Le temps est passé, et elle a obtenu un baccalauréat en sciences, notamment en physique. Toutefois, il lui arrive de se demander pour quelle raison elle a choisi et terminé ces études, car elle a travaillé très peu dans ce domaine.
À Bakou, sa grand-mère avait un jardin où vivaient quelques animaux abandonnés. Les chats errants étaient — et le sont probablement — très fréquents dans sa ville natale. Elle a toujours accueilli quelques amis poilus chez elle, et c’est la raison pour laquelle elle ne mange pas de viande depuis longtemps. En adoptant un lapin, elle a réalisé l’ampleur de la maltraitance et de l’exploitation des animaux de la ferme. Soudain, les morceaux de viande, les cartons de lait, la fourrure ont pris un visage — celui de la souffrance des sœurs et frères de mes amours. Stasia — sa lapine — est aussi attachante, intelligente, drôle, « humaine » (et ainsi de suite) que ses chats et son chien. Alors, plusieurs questions lui sont venues à l’esprit. Que vivent en réalité ces vaches qui rient sur l’étiquette du fromage ? Pourquoi faut-il chercher ce genre d’information ? Et pourquoi des milliards de bêtes sont-elles tuées pour notre plaisir ?

Natalia Vikhalevsky en 5 questions

Tout d’abord, je tiens à te remercier d’avoir accepté de répondre à mes questions.
Le principe est simple, pour chacun des auteurs de ce recueil, je vais poser cinq questions, chaque fois les mêmes. Pas besoin de faire un roman pour les réponses, quelques mots suffisent souvent à dire beaucoup de choses.

Pourquoi avoir décidé de participer à ce recueil contre le harcèlement de rue ?

Et pourquoi pas ? En quoi ce thème est-il pire que tous les autres ?
De manière plus sérieuse, je trouve qu’il est nécessaire de parler du harcèlement de rue.

Qu’espères-tu comme réaction de la part des lecteurs face à ce recueil ?

En général, lorsque les gens tombent sur un sujet hot — la maltraitance des animaux, par exemple —, ils s’indignent… puis ils vaquent à leurs occupations sans nécessairement modifier leurs habitudes de vie. Le changement de mentalité se produit très lentement.
Entre-temps, trop de femmes sont agressées dans les rues (et dans leur domicile)… et les animaux de ferme et de laboratoire continuent de vivre l’enfer.
Pourtant, si on ne fait rien, on n’aura rien. Il faut avancer.

Crois-tu que ce recueil aura un impact sur la manière d’agir des gens ?

Je l’espère.

Quelle serait, selon toi, la solution pour venir à bout du harcèlement, et ce, peu importe la forme qu’il prend ?

Ne pas faire semblant que l’on est absorbé par le paysage, la musique, le journal, etc. lorsqu’une femme est agressée.

Que ce soit à la victime ou au harceleur, quel message voudrais-tu leur faire passer ?

À la victime — « Essaie de te défendre, ne reste pas repliée sur toi-même ». Facile à dire, je sais !
Au harceleur — « Arrête et réfléchis à ce que tu fais ! »

Eh bien voilà, c’est terminé, encore une fois je te remercie d’avoir pris un peu de ton temps pour répondre à mes questions.

Si tu as autre chose à dire, ce petit moment est pour toi, que cela concerne le recueil ou pas peu importe, tu peux dire ce que tu veux sans aucune censure de ma part.

Merci à toi, Brigitte !

Et à la fin, j’aimerais partager avec vous une citation de Bruno Yasensky : « N’ayez pas peur de vos ennemis : au pire, ils vous tueront. Ne craignez pas vos amis : au pire, ils vous trahiront. Craignez les indifférents : c’est par leur bénédiction silencieuse que le mal se répand dans le monde ».

A propos de Alouqua

Depuis toujours j'adore lire, déjà enfant il m'était impossible de me passer d'un livre. Quand à partager mes avis, eh bien je l'ai toujours fait, c'est donc devenu pour moi une évidence d'ouvrir un blog. J'ai l'avantage de lire un peu de tout, je n'ai jamais aimé me restreindre, en quoi que ce soit.

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