Un coeur pour deux > Shivaun Plozza

PARU LE 24 JANVIER 2019 AUX EDITIONS MICHEL LAFON

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Nouveau cœur. Nouvelle chance. Nouveaux ennuis.
 » Je m’appelle Marlowe, j’ai 17 ans, et depuis que j’ai reçu le nouveau cœur qui bat dans ma poitrine, je ne cesse de me poser la même question : à qui appartenait-il ? « 
Alors qu’elle tente de trouver une réponse, la jeune fille doit également jongler entre ses sentiments naissants pour l’apprenti boucher d’à-côté, sa mère vegan militante et le reste du monde qui la prend soit pour une miraculée, soit pour le monstre de Frankenstein.
Découvrira-t-elle en chemin pour quoi ce nouveau cœur bat vraiment ?


⭐⭐⭐⭐

UNE HISTOIRE TOUCHANTE, UNE ODE A LA VIE ! 

Impossible de résister face à cette magnifique couverture, je fais partie de ces lectrices qui sont assez faibles face à de telles couvertures. Ce roman plein de sensibilité m’a énormément touché, son héroïne est tellement attachante, une battante qui essaye de trouver sa place dans ce monde où elle évolue au milieu d’un petit monde qui peine à la comprendre.

On ne peut que s’imaginer ce que ressentent les personnes qui ont subit une transplantation cardiaque, j’ai particulièrement aimé l’aspect émotionnel de ce roman. L’autrice a choisi de s’éloigner de l’aspect médical pour laisser la place aux états d’âme des personnages. Surtout ceux de Marlowe, notre héroïne.

UNE HÉROÏNE A LA CROISÉE DES CHEMINS.

Marlowe doit se réapproprier sa vie depuis qu’elle a subit une greffe de cœur. Une question ne cesse de la hanter… A qui appartenait ce cœur qui bat maintenant pour elle ? Marlowe a besoin de réponse, en attendant elle tente de trouver sa place aux côtés d’une mère exubérante et d’un petit frère qui ne passe pas inaperçu. Marlowe va reprendre le chemin du lycée, reprendre petit à petit son existence, même si elle ne sera plus jamais comme avant.

Marlowe vit très mal le fait qu’on la voit comme une « miraculée », comme une petite chose fragile dont on doit prendre soin… J’ai compris les réactions de ses proches, car c’est humain de vouloir protéger les gens que l’on aime, et en même temps j’ai perçu la sensation d’étouffement que Marlowe ressentait. J’étais tiraillée entre les deux versants d’une même histoire.

Notre héroïne est vraiment adorable, elle a beaucoup à apprendre et j’ai aimé l’évolution de son personnage.

UNE PLUME ACCESSIBLE ET TRÈS AGRÉABLE ! 

Ce roman s’adresse à tous les lecteurs, notre héroïne est jeune mais son histoire est universelle, c’est une ode à la vie. J’ai particulièrement aimé la plume de Shivaun Plozza, les émotions qu’elle distille sont vraiment variées, l’équilibre est très présent pour nous offrir une histoire qui émeut et transmet un beau message concernant l’importance de la vie.

C’est une histoire qui aborde de nombreux thèmes, Marlowe est au centre du récit mais les autres personnages nous offrent une perspective intéressante sur tout ce qui se passe dans le récit.

EN BREF : 

[Un cœur pour deux] est un récit très touchant qui nous offre de belles émotions. J’ai adoré Marlowe et sa vision de la vie. Shivaun Plozza a conservé un aspect léger et agréable au milieu des thèmes plus sensibles abordés dans ce livre. La réflexion et la psychologie sont finement travaillés dans l’histoire, je referme ce roman avec une sensation de bien être car la vie de Marlowe nous prouve que l’on ne doit jamais baisser les bras, ni perdre espoir !


« Tout le monde me regarde.
Mon nouveau coeur bat la chamade. Les médecins ont dit qu’il était solide, mais je me demande : c’est normal qu’il s’emballe comme ça ? Je suis plutôt en forme ; je suis un entraînement sportif postopératoire très strict et, en général, après un footing, mon rythme cardiaque redescend vite. Mais là je ne bouge même pas, alors pourquoi ai-je l’impression que je vais m’écrouler pliée en deux et que mon cœur va me lâcher ?
Tournant le dos à la foule, je découvre que quelqu’un m’observe aussi depuis l’intérieur de la boucherie.
Il ressemble un peu à un superhéros aux os saillants, comme si l’homme en sommeil mourait d’envie de déchirer sa carapace d’ado. Larges épaules, avec une mâchoire carrée et des cheveux blonds foncés ébouriffés, il mesure une tête de plus que moi. Debout derrière le comptoir vêtu d’un tablier bleu et blanc, il tient à la main un énorme couteau à la Crocodile Dundee. A sa tête, on croirait qu’il vient de marcher dans une crotte de chien. Et que la crotte, c’est moi. »

Je remercie Camille et les éditions Michel Lafon pour cette lecture. 

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