Etat de nature » Jean-Baptiste de Froment

Editeur : Aux Forges de Vulcain

Livre : ICI

Qui n’a jamais rêvé d’être reconnu à sa juste valeur ? Claude est un homme qui a longtemps été discret. Il fait bien son travail, mais manque d’éclat. Quand la retraite de sa supérieure approche. Il se décide à briguer son poste. Mais une jeune femme dont la valeur est plus grande que le nombre de ses années, va se placer sur son chemin. C’est une histoire mille fois entendue : l’ambition contrariée. Sauf que Claude n’est pas n’importe qui. C’est un des plus hauts personnages de l’État. Sa supérieure, c’est la présidente de la République. Et son ennemie, c’est une jeune préfète, séduisante et charismatique – son contraire en tous points. Commence alors un duel politique et médiatique pour le contrôle d’un pays, d’un peuple, d’un État.

 

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N’ayant jamais été déçue par ce  que j’ai déjà lu des parutions des Forges de Vulcain, je me suis lancée dans hésiter à l’assaut de ce nouveau roman.

Je ne suis pas portée du tout sur ce qui concerne la politique, de mon pays ou d’ailleurs, mais lorsque ce sujet est abordé dans un livre, cela me passionne. Oui, je sais que je suis étrange, mais que voulez-vous, c’est comme ça, on ne se refait pas, et encore moins à mon âge, j’ai quand même dépassé la quarantaine. J’aime découvrir comment les auteurs utilise ce sujet, à quelle sauce ils nous l’assaisonne, et franchement, ici, même si c’est un roman, j’ai souvent eu l’impression que nous étions plus dans le réel qu’autre chose. Ce qui pour moi rend ce livre tellement intéressant d’ailleurs.

Je trouve également, que le récit de Jean-Baptiste de Froment est tellement criant de vérité, qu’il pousse à la réflexion. Même moi qui ne m’intéresse pas à la politique, j’en suis venue à vouloir le faire, c’est dire si l’auteur est doué pour que le lecteur se sente impliqué. Peut-être n’est-ce pas son but premier, peut-être n’est-ce là qu’un roman sans autre vocation que d’être lu comme une fiction, je ne peux vous répondre. J’ai d’ailleurs proposé à un ami proche qui suit la politique de près de le lire afin d’avoir son avis sur la question, voir s’il a le même ressenti que moi à ce niveau.

J’ai aimé l’écriture de l’auteur, je l’ai trouvée satirique par moment, humoristique à d’autres, mais jamais durant ma lecture je ne me suis ennuyée. Mais ce que j’ai le plus apprécié, c’est que justement l’auteur n’est, lui, pas étranger à ce milieu de la politique, il c’est servi de son vécu et cela se ressent. Ce qui nous donne au final un excellent livre que je n’ai pu lâcher que difficilement, bien que devant le faire car je trouve qu’il doit se lire au calme, et avec des enfants (même ados comme les miens), ce n’est pas simple de rester en totale immersion.

Une chose est certaine, c’est que si l’auteur sort un nouveau livre de ce genre, je suis preneuse sans même hésiter.

Le long des hauts murs de son bureau étaient disposés quatre écrans géants, qui diffusaient chacun, en continu et en plan fixe, l’image d’un cerisier du Japon. Chaque cerisier était différent et provenait d’un parc différent, lui-même situé sur une île différente, parmi les quatre principales de l’archipel.

Merci à David et aux éditions Aux Forges de Vulcain pour leur confiance.

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