Le vent des steppes » Penny Watson-Webb

Editeur : VFB

Livre : ICI

450 – Gaule romaine. Alors qu’Attila et ses hordes envahissent la Gaule, un seul homme se dresse devant l’envahisseur afin de protéger un empire en déclin : Aétius. Le général romain détient une carte maîtresse dans sa main, une femme venue d’Éthiopie, Makéna, héritière de la reine de Saba, qui, par son courage et sa volonté, saura faire fléchir Laudaric, prince des Vandales à qui elle a été promise. Ennemis devenus époux, ils devront déjouer les complots et les trahisons avant de chercher ensemble une réponse : où se trouve l’avenir du monde ? Dans ce qui reste de l’Empire romain et les espoirs de l’Église ou dans les yeux du Fléau de Dieu ? Dans ce contexte politique et guerrier, les hommes et les femmes des deux clans se battent bien plus que pour un territoire : ils se battent pour la civilisation.

 

⭐⭐⭐⭐⭐

Comment aurais-je pu refuser de découvrir la nouvelle parution de Penny Watson-Webb alors que j’aime énormément sa plume ? J’ai deux autres de ses parutions dans ma PAL d’ailleurs qu’il faudrait que je me décide à sortir de là (mais chuuut c’est chez un autre éditeur).

Avant même le prologue, l’auteure nous prévient qu’elle a un peu modifier l’histoire, principalement dans les dates, ne cherchez donc pas à faire un parallèle historique si l’envie vous prend.

C’est grâce à une série télé que j’ai commencé à m’intéresser à cette période de l’histoire, ce qui n’était pas le cas avant. Du coup, dès que j’ai la possibilité de me plonger dans un livre de cette période, je n’hésites pas et je fonce. Nous sommes ici dans un roman, et non un livre historique, mais je trouve que l’auteure c’est franchement bien débrouillée pour ne pas donner l’impression au lecteur que ce soit le cas. En tout cas, je me suis retrouvée en immersion totale et j’ai franchement fait abstraction du fait de changement de date.

Sous la plume de l’auteure, nous prenons part à des enjeux de taille, nous assistons aux complots, aux horreurs qui nt eu lieu dans ces temps, disons-le, barbares. Cependant, tout n’est pas que mort et sang, il y a aussi de l’amour dans l’air. Nous suivons principalement Makéna, une femme pour qui la vengeance est devenue le credo, elle a vu les siens se faire massacrer par les Huns, et sous la tutelle de Aetius, elle va apprendre à manier les armes afin d’assouvir cette vengeance. Makéna est une femme forte, qui a ses faiblesses comme tout le monde, mais elle est touchante, c’est le genre de femme que j’adore retrouver dans mes lectures. Quant à Attila, je pense que je n’ai pas besoin de vous le dépeindre, il est ici, tel que nous le connaissons dans les livres d’histoires. Malgré tout, je lui ai trouvé un petit côté attachant à lui aussi. En ce qui concerne Laudaric, eh bien je vous laisse vous faire votre propre opinion, mais moi je l’ai aimé 🙂

Le vent des steppes est le genre de livre que l’on dévore dès le premier mot, le lecteur se laisse entraîner dans un rythme assez soutenu, mais jamais ennuyeux, il y a toujours un événement qui fait que nous vivons l’aventure de Makéna au triple galop, sans pouvoir nous empêcher d’avoir quelques frayeurs pour elle.

Penny Watson-Webb fait incontestablement partie des auteurs que j’aime beaucoup et dont les parutions me régalent.

– La femme doit être tuée, grommela Dengitzic en pointant Makéna du doigts. Toute personne qui prend le glaive contre les Huns doit mourir !

– C’était une lance si ma mémoire est bonne, dit Attila en regardant la jeune femme.

Cette remarque fit rire certains de ses hommes mais un cavalier s’avança et salua le roi.

– Ton fils dit vrai, si Laudaric la veut, il devra passer les lances des cataphractaires. Ce sont nos lois.

– La jalousie t’aveugle, mon frère, dit un homme de belle stature. Laudaric a déjà gagné cette femme.

Dengitzic s’avança en narguant son rival.

– Irais-tu contre les lois de ton peuple ?

Attila regardait Makéna de ses pupilles noires, et la jeune femme peinait à soutenir ses yeux perçants.

– Qu’en penses-tu ? dit Attila en lui tendant la main.

Makéna regarda perplexe cette large paume qui attendait la sienne; comme hypnotisée, elle se leva en prenant appui sur sa main.


Merci à Vincent et aux éditions VFB pour leur confiance.

A propos de Alouqua

Depuis toujours j'adore lire, déjà enfant il m'était impossible de me passer d'un livre. Quand à partager mes avis, eh bien je l'ai toujours fait, c'est donc devenu pour moi une évidence d'ouvrir un blog. J'ai l'avantage de lire un peu de tout, je n'ai jamais aimé me restreindre, en quoi que ce soit.

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