La meilleure façon de marcher est celle du flamand rose > Diane Ducret

PARU LE 28 FÉVRIER 2018 AUX EDITIONS FLAMMARION

LIEN D’ACHAT – ICI

Après avoir été quittée à Gdansk, Enaid se rend à l’évidence : les fées n’ont pas été généreuses avec elle. Elle découvre que ses parents adoptifs sont en fait ses grands-parents, que sa mère est danseuse de nuit déchue de ses droits, que son père a changé de religion. En quête d’une résilience, elle décide de résister, comme les flamants roses qui trouvent toujours la force de se relever.


⭐⭐⭐⭐⭐

La lecture de ce roman était une évidence… J’ai pu le lire dernièrement et je peux affirmer que ce récit est loin d’être anodin, il touche et il a changé ma vision des choses de la vie. J’étais bien sûre très intriguée par ce livre après avoir lu la chronique de BETTIEROSE BOOKS que vous pouvez retrouver ICI. Et ensuite, j’ai vu la participation de l’autrice à l’émission TPMP et j’ai été très touchée par sa manière de présenter son roman… son histoire !

J’ai abordé ce roman avec une ouverture d’esprit, j’avais envie de percevoir l’âme de l’histoire d’Enaid, et ce fut le cas. J’ai été tout d’abord agréablement surprise par le ton du roman, ne connaissant pas la plume de Diane Ducret, je ne savais pas à quelle sauce j’allais être mangée. Le synopsis a eu comme un écho en moi, il y avait derrière celui-ci un message à découvrir. On plonge très vite dans l’existence d’Enaid, cette véritable héroïne, cette femme admirable qui a traversé de sacrées épreuves.

Le récit est assez court et pourtant j’ai été terrassée par la justesse de cette histoire. Diane Ducret use d’un style absolument détonnant, c’est frais et l’humour s’invite dans l’histoire pour détourner le lecteur du côté sombre et perturbant de la vie d’Enaid. L’autrice nous dresse le portrait d’une femme qui a décidé de résister, qui a décidé que la vie est faite de hauts et de bas. Enaid nous prouve qu’il faut lutter coûte que coûte. Que même si on traverse les pires épreuves il faut savoir se relever et affronter le monde même si cela serait plus facile de baisser les bras.

Je me suis sentie concernée par cette histoire, par la façon dont elle était abordée, moi qui ai tendance à être défaitiste, à baisser les bras et à me laisser engloutir parfois par le monde qui m’entoure. Diane Ducret met en relief le constat amer de la vie d’Enaid. Avec un humour particulier qui pourrait dérouter le lecteur mais personnellement je me suis très vite habituée à cette plume incisive et qui frappe fort. Je lis très peu de roman contemporain car j’ai tendance à m’ennuyer avec des récits plus lents et moins enlevés. Ici quelle explosion d’émotions, j’ai trouvé ce roman inspirant et très original.

La plume et le style sont vraiment singuliers, c’est un genre qui m’a totalement sortie de mes habituelles lectures. En terminant le livre je me suis sentie plus légère, moins centrée sur mes soucis actuels. Diane Ducret nous offre un roman léger et touchant où la réflexion trouve sa place au fil des pages.

En bref, une très belle découverte littéraire que je ne peux que vous recommander. Difficile de rendre hommage à ce récit si original et unique. Une chose est sûre, je ne manquerais pas de découvrir les romans de Diane Ducret.


Il m’a toujours manqué quelqu’un, au plus profond de moi, jusqu’au jour où j’ai décidé de ne plus attendre personne.
Il a suffi d’un coup de fil, dans un taxi de Gdansk. Je viens d’arriver en Pologne pour donner une conférence sur les femmes, leurs droits, leurs espérances, leur histoire contrariée et leurs souffrances. Au téléphone, la voix d’un homme, le mien depuis quelques mois : « T’es une fille formidable. Je passe de très bons moments avec toi, on peut tout se dire, on parle beaucoup, on rit aussi. J’ai de la chance de te connaître… Mais je sais que t’attends plus. Je ne peux pas te donner tout ça… Tu comprends avec le divorce… » J’écoute chaque phrase en position de garde, comme dans un match de boxe ; les mots s’enchaînent en crochet, pleuvent en uppercut. Cela fait cinq ans qu’il a divorcé tout de même. Je ne suis pas allé le cueillir à la sortie du tribunal, tel l’oiseau de proie guettant la naissance des bébés tortues sur la plage. J’ai attendu que le bébé tortue gagne l’océan, réapprenne à nager, en prenant le risque qu’une autre fonce dessus en piqué et l’avale tout entier ! « Écoute, j’ai plus la force de recommencer tout ça. » On dirait qu’il revient de Verdun. Que chaque femme qu’il a connue est une tranchée obscure où il a vu crouler ses camarades. « Je veux me sentir libre, j’ai plus envie de me prendre la tête. Je ne veux plus d’engagement. » Cela tombe bien, je ne comptais pas l’engager. Cela fait à peine trois mois nous deux, nous sommes encore en période d’essai.

Je remercie les éditions Flammarion et l’agence Gilles Paris pour cette lecture. 

A propos de MarleneEloradana

Marlène, trentenaire du sud de la France, véritable bookaddict, je ne suis jamais rassasiée quand il s'agit de lecture, dévoreuse de romances en tout genre mais surtout celles qui font vibrer et s'émouvoir au fil des pages.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *