Une vie en miniature » Caroline Alexander

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Editeur : MEO

Livre : ICI

Tandis que son mari volage court la prétentaine, la narratrice, journaliste culturelle, se découvre l extraordinaire faculté de rétrécir puis de reprendre sa taille normale. Avec la complicité de ses trois chats et particulièrement de Jupiter, le troublant persan chinchilla qui n est peut-être pas étranger au phénomène, elle découvre une existence merveilleuse qui, à force d allées et venues entre les deux dimensions au sens propre , va prendre le pas sur sa vie ordinaire. Un roman-conte, dont la réelle profondeur se dissimule sous des allures primesautières.

 

⭐⭐⭐⭐

Avec les parutions de cet éditeur, je ne sais jamais trop à quoi m’attendre, mais heureusement je suis toujours surprise dans le bon sens du terme par ce que je découvre. Tout comme ici avec Une vie en miniature.

Je peux déjà vous dire que si vous êtes amoureux des chats, vous devriez franchement aimer ce roman assez court, vu que celui-ci fait juste un peu plus de 100 pages. Mais attention que le nombre de page ne veut pas dire que c’est une histoire incomplète ou avec une sensation de travail bâclé !

Avant de parler de l’histoire en elle-même, je voudrais souligner que les illustrations qui sillonnent ce livre sont très bien réalisées, des portraits de chats dans lesquels nous pouvons ressentir un réel attachement à cet animal. En tout cas, moi qui aime les chats, je les trouve bien réalisées, et elles illustrent parfaitement l’histoire.

Dans un couple, tout n’est jamais tout blanc ou tout noir, il y a parfois des nuances grisâtres qui se glissent dans les pages. Si en apparence tout se passe pour le mieux, l se peut qu’il y ai une réelle souffrance chez une ou l’autre personne de ce couple, il se peut qu’un des deux se montre volage, que celui-ci aime butiner ailleurs. C’est le cas du couple dont nous faisons la rencontre avec ce livre. Pendant qu’elle reste la plupart du temps chez elle, sauf pour se rendre à quelques opéras, pièces de théâtre, séances de cinéma, mais pour son travaille pas forcément pour le plaisir, eh bien Monsieur, lui, se permet de faire quelques écarts dans sa fidélité de mari.

Suite à une énième incartade de l’homme qu’elle aime, elle va faire des rêves plus qu’étranges, ces rêves vont se transposer dans la réalité et elle va se rendre compte qu’elle a la faculté de rétrécir, de ne plus faire que quelques centimètres, elle qui n’est déjà pas très grande. Durant ces moments où elle est de taille minime, elle va trouver du réconfort et de l’aide avec un de ses compagnons à quatre pattes, les deux autres ont plutôt l’air de s’en foutre un peu, mais pas Jupiter. L’amour et la compassion qu’elle n’a plus avec son mari, elle les obtiendra de son compagnon à quatre pattes. Il existe entre eux deux un lien très fort, un lien spécial. Mais à qui oser parler de cette expérience. Elle va passer pour folle si jamais elle en parle. Petit à petit, elle va découvrir un autre monde, un monde que en tant que personne de taille normale elle n’a jamais regardé de près, mais l’herbe du jardin, la faune qu’elle renferme, les senteurs que l’on y trouve, cela va devenir son petit coin de paradis lorsqu’elle est de taille miniature.

Les moments où elle se retrouve minuscule, en compagnie ou pas de son chat, sont des moments de libertés, des moments qu’elle ne peut avoir ou ressentir en temps normal. C’est une histoire touchante et parfois désarmante, qui nous fait prendre conscience que le chemin vers notre propre liberté peut se trouver juste sous nos yeux, qu’il ne faut pas forcément chercher très loin pour trouver enfin le bonheur auquel chaque être a droit.

Merci à Gérard et aux éditions MEO pour leur confiance.

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