Grandir avec son plexus brachial » Vincent Engler

Editeur : Editions du Pantheon

Livre : ICI

Suite à un accident au moment de sa naissance, Vincent Engler perd l’usage de la majorité de son bras gauche : il est atteint d’une paralysie du plexus brachial, également appelée la « maladie du motard ». Dans une volonté de partage mais aussi d’information, il témoigne à trente ans de son quotidien teinté par cette affection invalidante et méconnue dans une autobiographie sincère et porteuse d’espoir. La passion porte Vincent Engler. La curiosité, l’empathie, la volonté de dépassement signent son ADN.

 

L’avis d’Alouqua

⭐⭐⭐⭐⭐

La lecture sert à passer un bon moment, mais elle sert également à apprendre des choses. J’aime apprendre. En lisant le résumé, j’ai immédiatement eu envie de découvrir l’histoire de Vincent, moi qui ai mes deux bras valides, ce n’est pas simple de m’imaginer n’en utiliser qu’un, ce serait tout un nouvel apprentissage. De même, j’ai tenté d’imaginer qu’un de mes deux fils aurait pu avoir cet handicap, honnêtement je n’ai aucune idée de comment je l’aurais vécu sur le moment, ou encore par la suite. Il y a tellement de chose que nous ne savons pas, tellement de chose dont la plupart se foutent complètement, tellement de choses que d’autres personnes veulent savoir, connaître ou apprendre. C’est mon cas, j’ai toujours envie d’apprendre de nouvelles choses, découvrir ce que peuvent vivre d’autres personnes qui comme Vincent ont le courage de parler de leur vécu.

Vincent aurait dû avoir ses deux bras, mais suite à un souci rencontré durant l’accouchement, le voilà qui débute dans la vie avec un handicap qui le mettra toujours au défi de trouver des solutions adaptées, de trouver le courage d’expliquer aux autres, de trouver le courage d’affronter le regard des autres. Et vous savez comme moi, qu’un regard peut faire énormément de mal, tout comme certaines paroles. Pourtant, je trouve que Vincent le fait avec énormément de courage, de sincérité, de dignité, car non, il ne baisse pas les bras (pas très bon choix d’expression mais je n’en vois pas d’autres), il a forcément ses hauts et ses bas, comme tout le monde, mais tout le monde ne trouve pas la volonté de parlé de son vécu, même si cela peut venir en aide à d’autres personnes vivant la même situation.

L’enfance, l’adolescence, les jeux, les filles, les hobbies, l’arrivée à l’âge adulte, le travail, le permis de conduire, … des tas de choses qui pour la plupart des gens sont « simples », mais qui pour une personne dite handicapée devient un parcours du combattant. Décidément, je n’aime pas ce terme « handicapé », je trouve cela tellement réducteur et rabaissant !

Maintenant, imaginez que vous avez un membre en moins, ou un membre bien présent, mais que vous ne pouvez utiliser. Essayez, ne fut-ce que durant une journée de ne pas utiliser une de vos mains, un de vos bras, une de vos jambes. Peut-être connaissez-vous une personne dans ce cas, peut-être êtes-vous d’ailleurs personnellement dans ce cas, peut-être avez-vous simplement envie d’apprendre quelque chose, en tout cas, je ne peux que vous conseiller de découvrir le témoignage de Vincent qui, malgré tout, aura réussi à me faire sourire par moment.

Merci à Jean-François et aux éditions du Pantheon pour leur confiance.

A propos de Alouqua

Depuis toujours j'adore lire, déjà enfant il m'était impossible de me passer d'un livre. Quand à partager mes avis, eh bien je l'ai toujours fait, c'est donc devenu pour moi une évidence d'ouvrir un blog. J'ai l'avantage de lire un peu de tout, je n'ai jamais aimé me restreindre, en quoi que ce soit.

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