Désirs défendus » F.V. Estyer

Editeur : La Condamine

Kindle : ICI

Une histoire touchante où tendresse et sujets graves se mêlent.

Depuis ce jour d’été qui a fait basculer son monde, James part à la dérive. Son travail est la seule chose qui l’empêche de sombrer : professeur d’anglais dans le supérieur, l’enseignement est sa vocation.

Mais quand il croise les yeux vert sombre de Noah le jour de la rentrée, et perçoit la détresse qui émane du jeune homme, il comprend immédiatement que cette année, les choses seront différentes. Car jamais encore il n’avait désiré un étudiant… Prendra-t-il, par amour, le risque de transgresser les interdits ?

 

L’avis d’Alouqua

⭐⭐⭐⭐

L’histoire de James et Noah est non seulement touchante et émouvante, mais elle est également très bien écrite, on sent que l’auteure maîtrise sa plume avec brio, elle maîtrise les émotions, le rythme, la fluidité. Alors pourquoi je donne 4 étoiles, eh bien c’est mon ressenti sur la globalité de ce livre, j’ai eu à plusieurs reprises une impression qu’il manquait quelque chose, honnêtement il m’est impossible de dire quoi, mais cette impression ne m’a pas quittée, et pourtant, je suis ressortie de ma lecture sous le charme.

Les relations prof-élève, je trouve que cela peut très vite tourner sur quelque chose de malsain pour les personnages, mais ici, même si ce point reste omniprésent, je n’ai pas ressenti cette gêne qu’il peut y avoir durant la lecture. C’est vrai que cela reste néanmoins un pont important, que l’on ressent tout le temps, mais il y a tellement peu de différence que cela devient assez vite un détail de l’histoire, et non un point crucial qui pourrait plonger dans la nuisance. La tournure que donne l’auteure est très importante, et franchement ce sujet est maîtrisé sans problème.

J’aime beaucoup lorsque nous avons la possibilité d’avoir au moins deux oints de vue dans les romances, ici, ce n’est pas le cas, mais cela nous permet de beaucoup plus nous attacher à James, bien que j’aurais aimé pouvoir avoir de temps en temps les ressentis de Noah. En y réfléchissant, mon impression de manque vient certainement de ce que j’aurais adoré avoir le ressenti de Noah et non uniquement de James. Je vous rassure, cela n’enlève rien à la compréhension ou à l’addictivité de leur histoire.

Les personnages secondaires sont également bien travaillés, et j’avoue que pour certains, je serais ravie de les connaître un peu plus, pourquoi pas dans d’autres romans qui leurs seraient consacrés, ou encore des nouvelles, histoire d’encore mieux les cerner et les voir évoluer. Je suis presque certaine, que je ne suis pas la seule à avoir adoré Sam par exemple, et c’est vrai qu’une histoire lui étant consacrée, je m’y plongerais avec délice 🙂

Je connais plusieurs personnes qui ne liraient pas ce livre, uniquement parce que c’est une relation prof-élève, je pense qu’il y en a plus que l’on ne veut le croire dans la littérature, et franchement, je ne peux que vous conseiller de passer outre vos apriori et de découvrir l’histoire de James et Noah, vous comprendrez que si l’auteur maîtrise le sujet, comme ici, cela donne réellement un excellent moment de lecture avec des personnages qui ne sont pas forcément clichés avec une relation malsaine. Au contraire, dans le cas de James et Noah, c’est juste une évidence et le fait qu’ils soient prof-élève en devient assez vite secondaire bien que cela reste une chose importante. Honnêtement, ne passez pas à côté d’un très bon moment juste à cause de vos aprioris.

Merci aux éditions La Condamine pour leur confiance.

2 commentaires sur « Désirs défendus » F.V. Estyer »

  1. Bravo pour cet avis que je partage complètement. Comme vous, il m’a manqué un petit quelque chose pour en faire un coup de coeur. Sans doute le fait qu’on ait que la vision de James, comme vous le dites. Excellent moment de lecture néanmoins!

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