Premières lignes #22

Premières lignes est un rendez-vous initié par Ma lecturothèque. Le principe est simple, tous les dimanches, je vais vous citez les premières lignes d’un ouvrage. J’aime beaucoup le principe de donner les premières lignes d’un roman pour se donner une idée du roman qu’on va lire. Rdv dont j’ai pris connaissance sur le blog La couleur des mots.

Aujourd’hui découvrez les premières lignes des romans suivants :

*[TOO LATE] de Colleen Hoover paru aux éditions HUGO NEW ROMANCE.

*[MADAME] de Carole Beaudroit paru aux éditions FAUVE.


Pourra-t-elle échapper à cette relation toxique ?

Sloan n’a jamais eu une vie facile et elle a toujours dû se battre pour obtenir ce dont elle avait besoin. C’est justement pour échapper à une situation sans issue qu’elle a accepté de partager la vie de son petit ami, Asa. Depuis, elle étouffe dans cette relation toxique ; de plus, c’est un homme à la morale douteuse qui se livre à de multiples trafics. Elle n’a pas le choix de partir et décide de supporter ce qu’il lui fait subir jusqu’à ce qu’elle puisse lui échapper. Seule.

Personne ne peut l’aider à sortir de cette situation. Sauf peut-être Carter, cet étudiant aux multiples secrets qu’elle vient de rencontrer.

Asa est prêt à tout pour garder Sloan. Il a besoin d’elle et il fait tout pour la persuader qu’elle ne peut pas se passer de lui.

Personne ne s’interposera entre Sloan et lui. Sauf peut-être Carter.


*PREMIÈRES LIGNES*

SLOAN

Des doigts tièdes entrelacent les miens, enfonçant davantage mes mains dans le matelas. J’ai les paupières trop lourdes pour les rouvrir tellement je manque de sommeil, cette semaine. Ce mois-ci, devrais-je dire.

Ou plutôt toute cette putain d’année !

Dans un gémissement, j’essaie de resserrer les jambes mais je n’y arrive pas? Je sens trop de pression partout. Sur ma poitrine, contre ma joue, entre mes cuisses. Il me faut plusieurs secondes pour dégager ma conscience de sa brume de sommeil, mais je suis assez consciente pour savoir ce qu’il est en train de faire. Je murmure d’un ton irrité :

-Asa. Lâche-moi.

Il pousse à plusieurs reprises tout le poids de son corps sur le mien, geignant contre mon oreille, me griffant la joue de sa barbe matinale.

-J’ai presque fini, chérie, souffle-t-il.

J’essaie de dégager mes mains mais il les serre trop fort, me rappelant que je ne suis qu’une prisonnière dans mon propre lit, qu’il est le gardien de la chambre.

Asa m’a toujours fait sentir que mon corps était à sa disposition. Il n’est pas méchant pour autant, il n’utilise jamais la force, mais il a continuellement envie de moi, et ça commence à m’exaspérer.

Comme en ce moment.

A six heures du matin.


Elodie est couturière dans un pressing. Timide et mal dans sa peau, elle partage sa vie avec Mario qui lui préfère ses potes et les jeux vidéo. En dépit des humiliations quotidiennes, elle ne parvient pas à le quitter.

Alors, lorsqu’elle surprend une cliente, Barbara – belle quadra, sûre d’elle et ne laissant pas les hommes indifférents – tenant un homme en laisse à l’entrée d’un club fétichiste, Elodie est convaincue que devenir dominatrice lui redonnera confiance en elle et lui permettra de mettre un terme à cette relation sans intérêt.

Mais on ne s’improvise pas Maîtresse en un claquement de fouet, et son apprentissage va s’avérer… plutôt cocasse !

– Tiens, ça c’est ce que tu dois apprendre, je t’ai fait une petite liste des ordres, des positions, enfin tu verras… On se retrouve vendredi soir, chez toi, pour une répétition ?

– Waouh, c’est du sérieux. Et je dois t’appeler Maîtresse ?

– Ben… oui !

Dans ce premier roman, Caroll Beaudroit aborde le milieu SM avec humour et légèreté. Son écriture visuelle et scénaristique nous plonge dans l’univers de Madame comme dans un film.


*PREMIÈRES LIGNES*

Élodie finit de se préparer dans la salle de bain. Elle entortille ses longs cheveux châtains qu’elle fixe avec une pince, laissant quelques mèches tomber de chaque côté de son visage. Une touche de mascara noir suffit pour renforcer le vert de ses yeux. Elle pose un peu de gloss sur sa bouche, plisse ses lèvres, fait une moue boudeuse pour s’assurer de son glamour. Elle soupire. Non, vraiment, elle n’a plus rien de cette jeune fille sexy qu’elle était six ans auparavant. Ce soir-là, elle fêtait ses vingt ans avec ses amis et elle était au top de sa féminité. Petite robe bleu électrique et hauts talons, coupe au carré plongeant parfait, elle ne passait pas inaperçue au milieu de la foule qui remplissait la boîte de nuit. Mario l’avait repérée dès le début de la soirée et s’était bien donné du mal pour la séduire. Il l’avait d’abord invitée à boire un verre au bar mais elle n’avait pas soif, il lui avait proposé d’aller fumer une cigarette mais elle venait d’en finir une. Malgré ce double râteau, il ne s’était pas laissé démonter et avait enchaîné les questions bidons, genre c’est la première fois que tu viens ici ou encore t’es d’où, t’as quel âge ? Élodie le trouvait physiquement à son goût mais franchement, côté séduc- tion, il y avait du taf !

 

A propos de MarleneEloradana

Marlène, trentenaire du sud de la France, véritable bookaddict, je ne suis jamais rassasiée quand il s'agit de lecture, dévoreuse de romances en tout genre mais surtout celles qui font vibrer et s'émouvoir au fil des pages.

2 commentaires sur “Premières lignes #22

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