A l’abri de la différence #2 – La différence » Séverine Vialon

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Editeur : Autoédition

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Après la guerre et les tourments, Maïa décide de suivre Yan et Émilie dans une nouvelle vie, un nouveau pays. Elle pourrait espérer trouver enfin la sérénité.

Pourtant, une nouvelle épreuve va miner son quotidien : la violence psychologique qu’elle endure à l’école.

Va-t-elle avoir la force de se battre pour s’en sortir ou va-t-elle juste accepter son sort avec honte et survivre dans un milieu qui lui est hostile ?

 

L’avis d’Alouqua

🌟🌟🌟🌟🌟

Cela fait un bon moment que j’ai lu le premier tome, et pourtant rien qu’en lisant les premières lignes de celui-ci, tout m’est revenu.

Dans ce tome, je ne sais combien de fois j’ai voulu prendre la petite Maïa dans mes bras, mon coeur de maman a souffert de ne pouvoir le faire !

Comme dans le premier tome, nous retrouvons donc la petite Maïa, Émilie, Yan, et les autres. Toujours avec comme point central la différence. Bien que cette fois nous ne sommes plus au fond de cette grotte humide et sombre, il règne toujours une certaine tension que seule une aveugle ne percevrait pas.

Après avoir vécu les horreurs de la guerre, il faut maintenant réapprendre à vivre, à se reconstruire. Chose qui ne sera pas simple, surtout pour la petite Maïa qui non seulement est différente,  mais a en plus un problème pour parler, pour s’exprimer. La pauvre fillette va vraiment en voir des vertes et des pas mûres dans ce second tome. Séverine je te maudis d’avoir autant fais souffrir ce bout’chou ! Maia n’est pas la seule pour qui la réadaptation ne sera pas aisée, chacun ses forces et ses faiblesses, chacun sa manière d’avancer, mais nous avons toujours plus de force à plusieurs que chacun dans son petit coin.

Une chose va venir perturbé tout le petit équilibre qu’ils tentent enfin de trouver, Maïa va se renfermer, ne voudra plus jouer avec son amie, ni aller au parc comme elle le faisait chaque jour avec Emilie, elle reste souvent seule dans sa chambre, ne parle qu’à peine avec Emilie ou Yan, ou encore avec Eliane la maman de Yan chez qui ils habitent maintenant tout les trois. Il se passe forcément quelque chose, mais quoi ? Comme réussir à aider la fillette si elle ne veut rien dire ?

Emilie a l’impression de ne pas être capable d’assumer son rôle auprès de la fillette, elle ne sait pas quoi faire, elle est complètement désemparée face à sa détresse. Personne n’arrive à percer son secret, et pourtant il faudra bien y arriver s’ils veulent pouvoir lui venir en aide.

Avec ce tome, j’avais les émotions complètement excerbées, à un moment j’ai franchement eu peur que tout ne bascule pour de bon sans aucun espoir de revoir la lumière. Et je peux vous dire qu’avec cette fin de tome, j’ai eu envie d’hurler, heureusement que Séverine n’est pas tout près de chez moi où je risquais de me retrouver devant sa porte pour la secouer un bon coup et terminer la dernier tome de cette trilogie.

Séverine nous entraîne dans un tourbillon d’émotions que l’on ne peut empêcher de sortir, on a envie de tout casser, de secouer tout ce petit monde, notre instinct protecteur ne peut que se faire sentir lui aussi, personne n’a envie de laisser la situation telle qu’elle est, on veut absolument comprendre pour pouvoir l’aider à enfin avoir le bonheur qu’elle mérite. N’ont-ils pas assez vécu l’horreur de la guerre pour que le moment venu de commencer une nouvelle vie tout puisse enfin se mettre en place sans difficultés ? Quand est-ce que le cauchemard prendra fin, quand est-ce que le bonheur viendra enfin leur dire que cette fois ils peuvent être heureux ?

Séverine, j’aime autant te dire que le dernier tome à interêt à etre à la hauteur de ce que j’en attend, sinon tu risque d’entendre parler de moi pendant encore très longtemps ! Plus sérieusement, Séverine fait partie des auteurs qui aiment maintenir ses lecteurs en apnée, c’est une véritable torture, et pourtant on ne peut s’empêcher d’aimer chacun de ses livres, en tout cas, c’est mon cas, bien qu’il y en aie un que je n’ai pas encore lu. Elle donne un rythme tantôt lent, tantôt plus rapide, le lecteur se laisse emporter par se rythme, il en devient prisonnier de ses mots pour ne se laisser libérer qu’au moment de refermer le livre.

Vivement le dernier tome 🙂

Merci à Séverine pour sa confiance.

2 Comments on A l’abri de la différence #2 – La différence » Séverine Vialon

  1. Séverine
    16 mai 2018 at 13 h 16 min (2 semaines ago)

    Merci pour cette belle chronique, je travaille actuellement sur le tome 3, je devrais le boucler avant l’été, mais non, tu ne l’auras pas tout de suite ! 😀

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    • Alouqua
      16 mai 2018 at 13 h 18 min (2 semaines ago)

      Pffffff
      Je vais devoir te harceler pour que tu bosses 😂

      Répondre

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