Les contes d’Aucelaire #1 – Au sorbier des oiseleurs > Jo Ann Von Haff

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Mesdames, mesdemoiselles, messieurs…

Venez déguster un thé et des pâtisseries au Sorbier des Oiseleurs, l’endroit le plus prisé, et sûrement le plus magique, de tout Aucelaire…

Vous y ferez la connaissance de Ginie, une jeune femme brimée par les convictions religieuses d’une mère abusive et qui n’a connu l’amour qu’à travers les romans qu’elle lit en cachette au cœur de la forêt.

Vous y rencontrerez Tito, un bel Andalou mystérieux, de passage, même s’il semble être un habitué de la cité.

Vous assisterez à leur rencontre et à la naissance de leur amour… un amour rendu impossible par bien plus que la distance qui les sépare.

Mais surtout, en ouvrant ce livre, vous plongerez dans le premier conte d’Aucelaire de Jo Ann von Haff, un conte qui vous emportera dans un monde unique, entre imaginaire et fantastique, saupoudré de mystère et de romance.

PARU LE 25 AVRIL EN NUMÉRIQUE DANS LA COLLECTION INFINITY

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L’avis de Marlène – Note 4,5/5

Pour celles qui nous suivent régulièrement, vous savez que je lis rarement des récit fantasy/fantastique… Mais voyez-vous, ce premier opus de la saga [Les contes d’Aucelaire] m’a fait de l’œil avec cette magnifique couverture et le soupçon de romance à eu raison de moi, il fallait que je lise ce livre.

Comme son titre l’indique, vous allez découvrir un véritable conte issu d’un univers totalement enchanteur. Vous allez faire la connaissance d’une héroïne adorable mais brisée qui subit les convictions religieuses d’une mère tyrannique et qui rêve de rencontrer l’amour. Vous rencontrerez Tito et serez témoin de sa rencontre avec Ginie et de la naissance de leur amour. Vous serez charmés par la multitude de personnages qui peuples Aucelaire, ce monde magique qui vous emportera dans un univers unique et envoûtant.

Ce roman je l’ai savouré. Le récit est assez court mais vous verrez que l’histoire n’en est pas moins très complète. Dès les premières pages, la magie a opéré. Jo Ann Von Haff a une plume très douce et pleine de charme. L’histoire s’éveille et Aucelaire se dévoile. J’ai aimé le côté magique qui se fond dans la réalité de nos personnages. Au fil des pages, l’imaginaire prend place, j’ai adoré notre héroïne dès le début, je dois dire que j’ai ressenti beaucoup d’empathie pour elle. A 25 ans, elle subit encore l’influence néfaste de sa mère, mais Ginie a une bonté d’âme exceptionnelle. Je l’ai trouvé très douce et un peu rêveuse. Elle se contente des petits bonheurs de la vie en luttant contre la mauvaiseté de Regina, sa mère. Ginie est une jeune femme admirable, elle est loyale et a une force de caractère insoupçonnée. J’ai particulièrement aimé la voir s’éveiller à la vie, à l’amour après sa rencontre avec Tito, cet Andalou au charme singulier. Elle souhaite percer le mystère de ce jeune homme qui l’attire tant. Hélas, Tito n’est que de passage, et ce n’est pas la distance le plus grand obstacle entre eux. Mais comment museler ses sentiments ?

Jo Ann Von Haff nous livre là un conte des plus passionnant. Tout y est, les personnages attachants et plein de mystère, une intrigue qui s’étoffe au fil des pages pour venir surprendre le lecteur de la meilleure des façons. Une histoire d’amour impossible totalement envoûtante avec des rebondissements qui ont stimulés mon imagination jusqu’à la dernière page. Vous allez suivre le quotidien de Ginie, notre héroïne, aux côtés de ses amis. J’ai adoré les personnages secondaires de ce roman. Ils sont tous si bien travaillés et ils s’insèrent à merveille dans cet univers fantastique.

L’intrigue ne tient pas qu’à la romance. Vous allez voir l’univers de l’auteure se dévoiler, c’était magique de voir combien ce monde se fondait vraiment dans la réalité. L’auteure a réussi à me combler avec un scénario qui propose pas mal de surprise. Impossible de deviner les tenants et les aboutissants de l’histoire, et ce qui m’a le plus étonnée c’est que finalement malgré le fait que le roman soit court et bien je n’ai eu aucune sensation de manque car l’évolution de l’histoire était limpide, telle une évidence et pourtant je peux vous dire que je m’attendais pas au quart des rebondissements qui sont survenus.

Ce genre de récit nécessite plus d’attention qu’une romance classique car le lecteur doit s’approprier l’univers. Jo Ann Von Haff a trouvé un bel équilibre entre la narration, les descriptions et les dialogues. Aucelaire est captivant, c’est un personnage à part entière, il vibre autour des protagonistes. Aucelaire a une histoire captivante et je m’y suis sentie totalement à ma place. La faune et la flore ont quelque chose de magique, d’ensorcelant. Tout y est bien décrit pour mieux nous envelopper de cette aura envoûtante.

Ce premier opus plante le décor, j’ai particulièrement aimé le « Sorbier des oiseleurs », ce salon de thé qui accueille tous les habitants d’Aucelaire. C’est un endroit confortable où il fait bon vivre.

En bref, j’ai passé un excellent moment avec [Au sorbier des oiseleurs], ce premier opus de la saga [Les contes d’Aucelaire]. Préparez-vous à découvrir un univers magique qui se fond dans une réalité où le lecteur trouve facilement sa place. Les personnages singuliers qui peuplent ce récit sont attachants et passionant. Jo Ann Von Haff nous offre un vrai conte de fée enchanteur et plein de mystère. J’ai particulièrement aimé l’intensité de l’histoire et les rebondissements imprévisibles qui sont survenus au fil des pages. La romance m’a totalement séduite me faisant rêver un peu plus à travers les pages de ce livre.


Extrait 

Un homme, un inconnu au cheveux blancs, était penché au-dessus du livre sur les chouettes qu’elle avait laissé sur la table, trop grand pour être rangé dans son sac. La tête légèrement inclinée vers le côté, il le feuilletait avec curiosité, un petit sourire aux lèvres.

-Hé, Ginie, l’appela soudain Cassandra. Tu as vu un fantôme ?

Ginie ouvrit la bouche pour répondre, mais sa voix n’obéit pas. Elle croisa alors le regard clair de l’homme, qui avait relevé la tête, et ne sut en distinguer la couleur. Elle aurait pu dire qu’ils étaient luminescents tellement elle était ébahie. Il était si étrange, si différent, qu’il en devenait magnifique. Ginie resta juste là, sans pouvoir se mouvoir, vaguement consciente de son air ridicule.

-Vous aimez les chouettes ? demanda-t-il d’une merveilleuse voix grave au léger accent.

Elle s’humidifia les lèvres, la gorge sèche, et secoua la tête pour se ressaisir.

Doux Jésus, il a les yeux roses !

-Je… Euh… Oui, bredouilla-t-elle.

Le sourire de l’inconnu était merveilleux. Il était merveilleux. Elle avait envie de toucher son visage pâle pour savoir si il avait une peau douce, de passer ses doigts dans ses cheveux blancs pour savoir si ses mèches étaient soyeuses, de…

-Je suis Tito, se présenta-t-il en tendant sa main.

Elle serra ses doigts et la chair de poule recouvrit sa peau dans son intégralité. Jamais, au grand jamais, elle n’avait ressenti une telle chose pour quelqu’un.

Je m’appelle Virginia, bafouilla-t-elle. Tout le monde m’appelle Ginie.

-Ai-je le droit de t’appeler Ginie ? lui demanda-t-il.

Elle acquiesça avec timidité. Elle avait affaire à des inconnus toutes les semaines par le biais de l’agence, mais jamais elle ne s’était sentie aussi perturbée.

Mais tout le monde n’a pas les yeux roses…

-Toute la ville l’appelle Ginie, intervint Cassandra en la faisant sursauter.

-Mais je ne suis pas d’ici, précisa Tito.

Il lâcha la main de Ginie pour serrer celle de son amie.

-Je suis Cassandra, au fait, dit cette dernière. Tu es nouveau à Aucelaire ?

-Je suis d’Andalousie, je viens parfois à Aucelaire.

Ginie trouvait que l’accent espagnol de Tito était la huitième merveille du monde. Son accent, son regard particulier, ses cheveux ébouriffés, et ce qu’elle devinait de son corps sous ses vêtements sombres, qui le rendaient tellement plus pâle et lumineux et… Quand il posa ses yeux sur elle, son visage devait être à un teint près le même que cela de ses iris.

-Nous venons ici tout les matins, informa Cassandra pour combler le silence. Juste avant d’aller travailler. Et en parlant de travailler, nous devons filer.

Ginie dévisagea Tito une dernière fois, ramassa son sac et son livre.

-Au plaisir, Tito, dit-elle en récupérant enfin sa voix normale.

-A très vite, Ginie, répondit-il.

Elle suivit son amie à l’extérieur, la tête dans les nuages, le coeur palpitant et les yeux pleins d’étoiles.

Je remercie Johanna et la Collection Infinity pour cette lecture. 

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