Les silences de Lucie » Alice Pasina

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Editeur : Incartades

Livre : ICI

Derrière l’apparence d’un bonheur lisse et idéal, que sait-on vraiment de l’intimité d’un couple ? Quatre beaux enfants, un mariage solide, un joli pavillon et une carrière d’institutrice dans laquelle elle s’investit au-delà de sa salle de classe, Lucie mène une vie trépidante, totalement dévouée aux autres, où elle se réserve néanmoins quelques précieux moments de liberté. Lucie a tout pour être heureuse, à moins que… Dès que Ludovic, son mari, rentre du travail, il semble attendre qu’elle se plie au moindre de ses désirs. Lucie est-elle en danger dans cette relation trouble ? Et quel est ce lourd secret qui la hante depuis l’enfance ? Le miroir aux illusions va bientôt voler en éclats.

 

L’avis d’Alouqua

🌟🌟🌟,5

« Les silences de Lucie » est le premier roman d’Alice, et cela se ressent lors de la lecture, j’ai eu parfois une impression d’hésitation dans le récit, un peu comme si l’auteure se bridait. Ce n’est peut-être qu’une impression, mais de ce fait, j’ai un peu moins réussi à m’immerger totalement dans l’histoire. Si ce n’est ce point, je ne peux pas dire que c’est mal écrit, que ce n’est pas une histoire prenante ou émouvante, mais cela m’a malgré tout génée.

Lucie est une femme de 40 ans, j’ai donc pu m’identifier à elle, me poser les questions qu’elle se posait, la différence c’est que pour moi cela restera au stade de question vu que je ne vis pas cette situation, mais cela m’a permis de me sentir plus proche du personnage, j’ai essayé de m’imaginer à sa place, de voir ce que moi j’aurais fais, comment j’aurais réagi. Bien entendu, on ne peut pas vraiment donner de réponses lorsque l’on n’est pas dans la situation, nous pouvons juste faire des suppositions.

Lucie c’est la femme soumise, qui se fait battre, qui ne peut presque rien faire, qui n’a presque pas de liberté. Elle est professeur dans une école fréquentée par des enfants issus de familles dites « à problèmes. Après sa journée elle doit s’occuper de ses 4 enfants. Ensuite vient le moment d’affronter le mari qui ne rentre pourtant pas tout les soirs, mais elle doit s’occuper de trier les factures, entre autres choses, Lorsqu’il rentre, elle doit lui faire à manger, ensuite elle tente de le laisser s’endormir pour ne pas devoir affronter son côté bestial au lit. Parfois elle n’y arrive pas, elle n’a pas le choix que de se soumettre encore un peu plus, pendant que monsieur est occupé, elle s’évade dans une autre époque qu’elle affectionne particulièrement, la Renaissance Italienne. Voilà le quotidien de Lucie, ce n’est pas très reluisant, elle en a conscience, mais ne fait rien pour que cela s’arrête, elle continue de subir.

Jusqu’au jour où …

Le combat de Lucie n’est pas des plus simples, mais elle va pourtant montrer une force qu’elle même ne pensait pas avoir. Elle bénéficie heureusement du soutien de ses enfants, c’est aussi pour eux que Lucie va se battre.

Chaque jour des femmes subissent le même sort, mais les voit on réellement ? Essaye t-on d’ailleurs de les voir ? Qui sait ce que peut subir une personne que l’on croise chaque jour, notre voisine, une femme de notre famille, la mère d’un enfant allant dans la même école que le nôtre. C’est pourtant bien la réalité, ce n’est pas de la fiction. Le monde changera t-il un jour à ce niveau ? Je ne pense pas, il y aura toujours ce genre de comportement, peu importe qu’il soit visible ou pas, il y aura toujours des femmes qui subiront. Qui sera là pour les épauler, les aider, les soutenir ?

C’est un sujet difficile, un sujet du quotidien, un sujet que l’on préfère peut-être ne pas voir, ne pas accepter, et pourtant combien de femmes en sont les victimes?

Merci à Marine et aux éditions Incartades pour leur confiance.

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