Qu’est-ce qui fait pleurer les crocodiles > Lucie Castel

Certains lieux guérissent l’âme

Certains êtres réparent le cœur.

Ce voyage, elle n’avait pas envie de le faire. Cette destination, elle ne l’a pas choisie. Cet hôtel, elle ne l’aurait jamais sélectionné.

Et pourtant, Sofia se retrouve au Royal Redstone House, majestueux manoir écossais, pour une durée indéterminée, afin de se remettre de l’événement. Si, au début, elle ne voit que la décoration trop baroque, trop ostentatoire, trop passéiste, Sofia apprend au fil des jours et des rencontres à découvrir l’hôtel d’un nouvel œil. Ce lieu a une âme mystérieuse et intrigante, tout comme les personnes qui y vivent, y travaillent… ou y rôdent. À commencer par Lachlan, un homme glacial et désagréable, dont la présence dans ce petit monde courtois et velouté laisse Sofia très perplexe…

PARU LE 7 MARS 2018 AUX EDITIONS HARLEQUIN FRANCE.

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L’avis de Marlène – Note 4/5

Cette couverture n’est-elle pas superbe ? Et le titre, qu’en pensez-vous ? Ayant bien aimé [PAS SI SIMPLE], l’autre roman de l’auteure dans la collection &H, je n’ai pas hésité à tenter l’aventure avec Sofia. 

Direction le Royal Redstone House, un majestueux manoir en Ecosse. Autant vous dire que Sofia ne savait pas du tout où elle mettais les pieds, et dès son arrivée, elle va comprendre que son séjour risque d’être mouvementé. Concrètement, Sofia n’avais pas prévu ce voyage, et à ses yeux, elle n’en avait pas besoin mais voilà elle y est et elle va devoir composer avec ce lieu étrange à la décoration trop baroque, criarde et ostentatoire.  Elle perçoit la richesse de ce lieu. Et puis au fil des jours elle va apprendre à connaître les personnes qui y vivent. En commençant, par Lachlan, un rustre glacial, antipathique et suffisant mais qui arbore un charme qui ne laissera pas Sofia indfférente.

Ce que je trouve remarquable chez lui, c’est qu’il est aussi beau que désagréable à regarder. Son visage un brin osseux, aux pommettes assez saillantes pour le structurer avec élégance, ses yeux d’une couleur rare, hésitant entre le vert et l’or, et sa chevelure châtain foncé aux reflets auburn attaché en chignon haut lui confère un côté viking assez sensuel.

Après les premières rencontres avec le personnel de l’hôtel et les personnes qui y vivent, Sofia va comprendre qu’il se trame quelque chose de pas clair au Royal Redstone House, en parfaite experte d’oeuvre d’art, elle va mettre le nez dans les affaires de Glen Wallach, le directeur et futur dirigeant. Avec l’aide de Lachlan, de Lady Catherine et du personnel de l’hôtel, Sofia va se retrouver au cœur d’une enquête pleine de mystère. Et oui, Lucie Castel nous offre une comédie romantique pleine de suspense dans un cadre charmant et dépaysant.

Avec ce nouveau roman, je retrouve ce que j’ai aimé dans [PAS SI SIMPLE], un humour à l’anglaise et des personnages plus complexes qu’il n’y paraît. j’ai tout de suite été intriguée par la personnalité de Sofia. C’est une femme franche et rentre dedans. Je dois dire que son humour colle totalement au mien donc je me suis sentie très à l’aise avec son personnage. Elle m’a énormément fait rire mais également émue car au fil des pages on découvre ce qui la ronge et la réelle raison de sa présence en Ecosse. Sofia est un sacré bout de femme. Un brin féministe, elle affirme ses droits en pointant du doigt ce qui ne tourne pas rond. C’est un peu une tête brûlée, défendez-lui de faire quelque chose et elle se jettera dans la gueule du loup. Lachlan, notre anti-héros ^^ Franchement j’ai aimé son personnage dès le début, car son air glacial est suffisamment intriguant pour que l’on s’intéresse à lui. Que fait-il dans cet hôtel ? Est-il un employé ? Que cache-t-il ? Est-il toujours aussi imbuvable ? Lachlan a aussi un prénom qui m’a fait fondre. Son personnage a une évolution constante dans l’histoire, on sent qu’il n’a rien envie de laisser transparaître sur son visage, il arrive d’ailleurs à garder une contenance dans n’importe quelle situation mais j’ai adoré voir son masque se fendiller au fil des pages. Il a aussi une place de premier choix dans l’intrigue ce qui le rend définitivement irrésistible.

Les personnages secondaires ô combien haut en couleur m’ont beaucoup fait rire, même l’homme tout nu de la première scène, si si ! J’ai adoré Lady Catherine, c’est une sacrée bonne femme, de bons conseils… ou pas ! Elle m’a plu pour sa personnalité hors du commun et sa façon d’aider Sofia à traverser cette période difficile et cette enquête pleine de suspense.

Cette comédie romantique s’articule autour d’une enquête un peu loufoque, et si j’ai douté un peu de la crédibilité de celle-ci cela ne m’a pas empêché de suivre l’ensemble de l’histoire avec intérêt. Sofia a mis les pieds dans une histoire un peu dingue et en même temps vu ses connaissances en matière d’art et son côté tête brûlée, elle avait terriblement sa place dans cette sombre affaire. Lucie Castel nous offre aussi une belle introspection sur la vie de ses héros. Je me suis posé pas mal de questions sur Sofia et Lachlan. Sofia n’est pas en Ecosse par hasard, on sent bien qu’elle est hanté par un événement de son passé, et que c’est une épreuve terriblement difficile à surmonter. Lachlan aussi nous fait ressentir un trouble, j’ai eu envie de percer le mystère de cet homme dès son entrée en scène.

La romance naît au milieu de ce joyeux bordel. C’était clairement une évidence, les opposés s’attirent, et Sofia et Lachlan était loin d’être compatibles dès le départ mais finalement l’auteure brouille les pistes et nous démontre que finalement les apparences sont trompeuses et c’est là que le titre prendra tout son sens ^^ Le style de Lucie Castel est toujours aussi agréable, charmant et un peu décalé. L’humour détonne toujours au milieu des rebondissements et je peux vous dire que pour se détendre c’est vraiment l’idéal. Elle n’omet pas la bonne dose d’émotions pour rendre l’histoire touchante au-delà de l’aspect suspense.

En bref, j’ai passé un moment sympathique aux côté de Sofia, Lachlan et tous les personnages haut en couleurs de ce roman. Evasion totale dans un cadre avec du cachet et des secrets à découvrir. Cette comédie romantique s’associe à une enquête un peu loufoque pour rendre l’ensemble très divertissant. Tous les ingrédients se mélangent à merveille pour nous offrir une histoire comme Lucie Castel sait en écrire. Du suspense, de l’humour et de l’amour sont au rendez-vous de [Qu’est-ce qui fait pleurer les crocodiles ?]


Extrait

Mathilde me disait : « Tu es un crocodile. » Une seconde, immobile, impassible et inoffensive, la seconde d’après, violente, agressive et incontrôlable. Et entre ces deux instants, presque aucune nuance.

Mon visage se trouve au niveau des épaules de Lachlan. Sa veste en cuir souligne leur envergure et donne de l’emphase à sa silhouette. Il a un cou long et nerveux ; l’arête de sa mâchoire est volontaire, un brin anguleuse. Son attention est entièrement tournée vers les deux hommes, et je sens sa concentration couler dans ses veines et tendre ses muscles. J’ajoute la détermination jusqu’à la rigidité au nombre de caractéristiques que je devines chez lui.

Il tourne soudain le visage vers moi. Ses yeux verts piqués de jaune en leur centre sont comme des projecteurs. Il y a tant d’autorité et de certitude, dans ces pupilles ! Elle vibrent d’intensité. Il me semble qu’il accentue la pression de ses mains sur mes épaules et ça m’électrise. Je reste immobile, impassible, inoffensive, j’observe.

Et je comprends.

Lui aussi est un crocodile. Et nous sommes sur le même territoire.

Je remercie les éditions Harlequin pour cette lecture.

 

A propos de MarleneEloradana

Marlène, trentenaire du sud de la France, véritable bookaddict, je ne suis jamais rassasiée quand il s'agit de lecture, dévoreuse de romances en tout genre mais surtout celles qui font vibrer et s'émouvoir au fil des pages.

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