Noël, toi & moi > Gwen Delmas

Noël… La famille, le réveillon, les cadeaux… Personne ne hait Noël. Personne ?

Personne sauf peut-être Héloïse, perdue dans les grands magasins à la recherche de l’introuvable cadeau parfait pour sa sœur parfaite.

Personne sauf peut-être Alexandre, invité de force au réveillon de son patron…

Dans la cohue des préparatifs, Héloïse et Alexandre vont se croiser, se séduire et se lancer un improbable défi.

L’occasion de s’offrir une parenthèse enchantée, sensuelle et sans conséquences.

Sans conséquences… vraiment ?

Paru le 2 novembre aux éditions Addictives.


L’avis de Marlène – Note 3,5/5

Comment ne pas craquer sur cette belle romance de Noël ? Je m’excuse déjà pour le retard au niveau de mon avis, je l’ai lu il y a plusieurs jours, mais entre les réveillons j’ai eu peu de temps à consacrer au blog.

Quand deux personnes anti-Noël se rencontrent, cela donne un défi improbable… Héloïse et Alexandre auront-t-ils leur fin heureuse ? 

J’étais intriguée par ce roman, j’avais envie de découvrir nos deux protagonistes, de savoir pourquoi ils ont une aversion pour les fêtes de Noël. Surtout que je suis vraiment une personne qui adore Noël. On entre vite dans le vif du sujet avec la rencontre d’Héloïse et Alexandre, une parenthèse amoureuse qui pourrait bien les aider à traverser ces jours qui s’annoncent éprouvants. Héloïse a la lourde tâche de devoir trouver un cadeau pour sa sœur, quand Alexandre doit trouver un cadeau pour la fille de son boss… Autant vous dire que pour eux c’était un vrai calvaire. Mais leur rencontre devrait alléger le fardeau de chacun… Et puis, une petite aventure ne peut pas leur faire de tord n’est-ce pas ?

Gwen Delmas nous propose une romance de Noël agréable à lire malgré le côté très prévisible de l’histoire. C’est vrai que je me suis laissée porter par les personnages qui sont tous les deux très intéressants. Ici c’est Héloïse qui est réfractaire à avoir une histoire d’amour durable, et puis il n’a jamais été question de cela avec Alexandre… Au fil des pages on comprend l’attitude d’Héloïse, sa famille est vraiment particulière, difficile d’évoluer dans un milieu si anxiogène. Héloïse arrive à garder sa fraîcheur, elle est attachante mais terriblement changeante. Et ce, à cause de ce qu’elle vit dans son quotidien, si elle est sûre d’elle dans sa vie professionnelle, elle a bien du mal à essuyer les reproches et les méchancetés qui sont monnaie courante dans sa famille. Alexandre est un héros qui m’a bien plu, je dois dire qu’il a tout pour plaire, et une famille vraiment très chaleureuse. Son personnage est intéressant bien que peu développé au niveau de sa personnalité. Les personnages secondaires ont tout pour vous faire enrager, franchement j’ai eu du mal avec la moitié des personnages qui m’ont semblé un peu faux… ou tout simplement imbuvables.

L’intrigue est très prévisible mais ne manque pas d’originalité. Je dois dire que j’ai adoré ce qui tourne autour des cadeaux, même si pour moi Noël représente le partage et le sens de la famille, au sens large du terme, je n’ai pas pu m’empêcher de ressentir une sorte d’excitation le soir du réveillon, une vraie gamine… Et j’ai aimé garder cet état d’esprit pour digérer tout ce qui se passe avec les familles des uns et des autres.

On est bien dans une romance, mais peut-être trop érotique pour que j’en ressorte totalement satisfaite, j’aurai préféré que l’auteure mise sur le développement des états d’âme de nos héros, qu’elle approfondisse leurs caractères et nous en dévoile plus sur eux. En fait, le petit bémol fut les scènes érotiques. J’ai l’impression que c’est peut-être moi qui commence à avoir plus de mal avec cet aspect dans les romances, en effet ici j’ai trouvé les scènes trop descriptives et les émotions sont passées à la trappe en ce qui concerne l’intime entre les personnages… Et pourtant l’alchimie entre Héloïse et Alexandre entre en jeu dès le début, c’est palpable, le jeu de séduction était excellent mais en matière de sexe je deviens plus exigeante, je préfère les sensations à la description.

La plume de Gwen Delmas fut une très belle découverte, j’ai passé un moment agréable grâce à son style moderne et addictif. L’ambiance du roman était idéale en cette période de fête car on le sait Noël ne se passe pas toujours de la meilleure des façons et ce fut déterminant pour nos héros qui n’aimaient pas spécialement toutes ces festivités et après coup j’ai totalement compris leur ressenti.

En bref, un bilan très positif avec cette romance de Noël. J’ai passé un bon moment avec Héloïse et Alexandre, j’ai eu mes moments de flottement avec les scènes intimes mais l’ensemble de l’histoire m’a plu et je ne regrette pas ce choix de lecture. 


Extrait

Je me tourne brusquement – tant pis pour la vieille traîtresse si elle est encore dans les parages –, c’est alors que je croise le regard du… du MÂLE !
À dire vrai, je croise d’abord son torse à la musculature avantageuse, parce que malgré mes talons de dix centimètres, je ne lui arrive qu’à l’épaule. Je prends mon air le plus impressionnant pour le clouer de tout mon mépris. En remontant jusqu’à son visage, je m’efforce de ne rien noter, ni son torse musclé mit en valeur par un pull à col roulé anthracite, ni sa barbe naissante d’un noir d’ébène, ni sa bouche pulpeuse, ni ses yeux… Oh mon Dieu ces yeux ! La couleur argentique du mercure. C’est pas possible, ce mec porte des lentilles ? Il a un regard si… unique que j’en perds mon latin quelques instants. Allez Hél, rappelle-toi ma grande, tu voulais l’agresser à cause de quoi déjà ? Ah oui, ça me revient :
– Ça vous arrive souvent de vous moquer des gens dans les magasins ?
Sérieux !? C’est ça La remarque cinglante censée passer sur cet inconnu toute ma frustration de cet après-midi infernal ? Bravo Hél, je suis sûre qu’il va se confondre en excuses, disparaître sous terre face au poids de ton opprobre ou même pleurnicher en quête de ton pardon, après une intervention aussi musclée ! D’ailleurs, le voilà qui pince les lèvres pour ne pas éclater de rire. Ses yeux, en revanche, c’est une autre histoire ! Ses sourcils se dressent, ses pupilles se dilatent et m’envoient des éclairs argentés plus intenses qu’une nuit d’orage. Finalement, il renonce et éclate de rire, un rire chaud, franc, pas un de ces demi-rires contrôlés.
Monsieur se marre. À mon sujet, mais il se marre. Et son fou rire me rend plus furieuse encore. Mon visage se crispe en une grimace que je veux menaçante, mais qui ne fait que redoubler son hilarité. Je voudrais le remettre à sa place, déverser sur lui toute ma rage, au lieu de quoi, je sens mes lèvres se détendre malgré moi.
Et c’est parti. Le rire me saisit aussi, subit, incontrôlable, libérateur. C’est nerveux, la tension de cette journée qui se relâche, le stress inhérent aux fêtes à venir. En tout cas Monsieur Mercure a l’air de passer un excellent moment. C’est bien, ça en fait au moins un !
Parce que je ne ris pas longtemps, pas plus que ma vieille harpie qui n’apprécie pas, mais alors pas du tout, ce moment de détente incongru et le foudroie à son tour du regard. Pas impressionné pour deux sous, il se rapproche, se penche légèrement pour se mettre à ma hauteur et me demande d’une voix rauque :
– Vous ne voulez pas aller prendre l’air ?
Sa voix hérisse ma peau de picotements délicieux. C’est incroyable, on dirait une brise chaude qui caresse tout mon épiderme. Il a un accent, je dirais marseillais ou quelque chose d’approchant. Je ne peux retenir un frisson et commence par secouer la tête.
Mais à mes côtés, mon aimable voisine le prend à son tour pour cible.
– C’est ça, allez donc plus loin, et emmenez cette ahurie avec vous, ça fera de l’air !
Ahurie ! Non mais elle en veut, elle, de l’ahurie ! Je me retourne, furieuse, prête à lui dire ses quatre vérités, mais mon nouvel acolyte pose délicatement sa main sur mon coude pour m’apaiser et me guider vers la sortie.
Son contact me ramollit le corps autant que les neurones, et pourtant tous mes muscles se tendent.
Ressaisis-toi Héloïse ! Ressaisis-toi ! Tu dois le repousser. Ce type n’est qu’un gars comme un autre… Non, c’est un mec qui se fout ouvertement de toi, alors que tu es déjà au bord de l’homicide. Certes, mais c’est un suicidaire foutrement sexy, il faut bien le reconnaître. Et puis, quelque part, il n’a pas tort, j’ai VRAIMENT besoin de sortir de là.
Grâce à sa haute carrure, Monsieur Mercure se fraie facilement un chemin, là où mon mètre soixante-trois n’impressionne personne. Il n’y a pas à dire, un homme de grande taille, ça a son utilité !
Sa main a glissé de son coude à mon poignet, qu’il tient fermement pour ne pas me perdre, mais en prenant garde que je ne me sente pas oppressée. Il n’y parvient pas totalement. Non pas que je ressente une menace en sa présence, ou du moins pas comme on pourrait l’entendre. Ce qui me menace, ce qui menace mon équilibre, ce sont les réactions instantanées et épidermiques que cet inconnu fait naître en moi.

Je remercie Carole et les éditions Addictives pour cette lecture. 

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