Romans, Sagas

Les enfants de l’Arbat #1 > Anatoli Rybakov

CVT_Les-enfants-de-lArbat-tome-1_3927Éditeur : Louison

Nombre de pages : 482

Livre (24,00€) : ICI

Réédition d’un grand classique de la littérature russe!

Premier volet de la trilogie du même nom, Les Enfants de l’Arbat est aussi le premier roman russe contemporain à prendre à bras-le-corps la tragédie stalinienne, en mettant en scène le dictateur lui-même. Il raconte le destin de jeunes Moscovites du quartier de l’Arbat (dans lequel l’auteur était né et avait grandi) dans les années 1930. Sacha est un jeune étudiant brillant, bon communiste, suspecté d’être un ennemi du peuple, il finit par être exilé en Sibérie pour trois ans. Tandis que son destin bascule on suit l’itinéraire de Varia, de Nina, de Charok, qui intègre le NKVD, de l’oncle de Sacha, haut dignitaire du régime incapable de sauver son neveu, et d’autres encore… Rybakov dresse ainsi le portrait de toute la société soviétique, en ces années charnières où Staline consolide son pouvoir.
Mais le sujet principal du roman, c’est Staline lui-même. Après avoir suivi les aventures des jeunes gens, on le retrouve régulièrement, et le lecteur pénètre dans sa pensée. Et de sa pensée naissent les drames qui ont influencé les héros du roman, à commencer par les purges au sein de l’appareil communiste ; inévitables, pense-t-il, puisqu’on y conspire contre lui.
Ce qu’il y a de remarquable dans ce roman fleuve, c’est la possibilité donnée au lecteur de penser comme le dictateur, avec le dictateur. On finit par croire qu’il a raison, que l’État est menacé, qu’il faut agir, sévir, exterminer. Mais, lorsqu’on revient aux jeunes héros de l’histoire, on retrouve sa raison : on voit Sacha, de retour de déportation, condamné à errer de ville en ville, ne pouvant rejoindre Varia, la jeune femme qu’il aime, et qu’il ne retrouvera qu’à la fin dans du troisième tome, pendant la guerre. On voit aussi les malheureux emprisonnés, torturés, les méthodes du NKVD, etc.
Les Enfants de l’Arbat est le premier volet de la trilogie du même nom ; La Peur évoque les purges des années 1935-1938 ; Cendre et Poussière, enfin est consacré à la Seconde Guerre mondiale.

 

Ma note : 4/5

Mon avis

Moi qui aime faire de nouvelles découvertes, en voici une avec cette réédition d’une saga Russe.

J’avais déjà entendu parler de l’auteur, mais sans plus, je n’ai jamais essayé de connaître mieux son univers. Babelio m’en a donné l’occasion lors d’une masse critique.

Avec ce livre, nous sommes plongés dans le Moscou des années 30, plus précisément dans un quartier, celui de l’Arbat. Nous suivons un groupe d’amis âgé d’une vingtaine d’années.

Mais attention à ne pas vois perdre car, oui nous suivons un petit groupe d’amis, mais nous y décelons deux personnages principaux entourés d’une dizaine d’autres, là où il est facile de se perdre c’est avec les personnages secondaires qui sont très nombreux. Cela m’a d’ailleurs un peu perturbé au départ j’avais peur de ne pas m’y retrouver, mais, si c’est vrai que j’ai eu quelques angoisses à ce niveau, je me suis rapidement habituée malgré tout.

La principale chose que j’ai aimée en lisant ce livre, ce n’est pas spécialement les personnages, mais bien le fait de voir les choses de l’intérieur, comme si je me trouvais moi aussi dans cette Russie des années 30 et le régime stalinien. Je peux aller jusqu’à dire que j’en ai franchement plus appris avec ce livre qu’avec tout les documentaires que j’ai pu voir jusque maintenant.

J’espère que le tome 2 de cette trilogie sera bientôt réédité lui aussi pour que je puisse continuer. D’après ce que j’ai pu trouver comme infos sur le net, le tome suivant est plus centré sur les grandes purges, mais je n’ai pas encore cherché plus loin, je vais attendre que la réédition paraisse.

Ce premier tome est pour moi une très bonne manière d’apprendre, je vous le recommandé d’ailleurs sans hésiter, si je ne me suis pas perdue avec le nombre de personnages, vous y arriverez également 🙂

Merci à Babelio pour cette masse critique et aux éditions Louison pour l’envoi du livre.

About Author

MarleneEloradana

Marlène, trentenaire du sud de la France, véritable bookaddict, je ne suis jamais rassasiée quand il s'agit de lecture, dévoreuse de romances en tout genre mais surtout celles qui font vibrer et s'émouvoir au fil des pages.

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