Enfants de nazis > Tania Crasnianski

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110532827Editeur : Grasset

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En 1940, ces petits Allemands avaient 4, 5, 10 ans, et ils ont vécu la guerre en privilégiés, entourés par des parents affectueux et tout-puissants. Ces enfants, ce sont les filles et les fils des grands dignitaires nazis que furent Himmler, Göring, Hess, Frank, Bormann, Höss, Speer et Mengele. Pour eux, la défaite allemande a été un coup de tonnerre, un arrachement familial, la fin de l’opulence et la découverte de l’horreur hitlérienne. Innocents, inconscients des crimes de leurs pères, ils en ont découvert plus tard toute l’étendue. Certains ont condamné, d’autres révèrent toujours inconditionnellement ces pères honnis par le reste de l’humanité. Ce livre retrace les expériences uniques de ces enfants de héros devenus en 1945 les descendants de criminels. Quels liens entretenaient-ils avec ces pères dont le seul nom fait frémir ? Comment la responsabilité de la faute est-elle portée par les descendants ? Un parcours fascinant en compagnie des filles et des fils de huit leaders emblématiques du IIIe Reich.

107633999Ce récit, c’est un peu l’envers du décor, de ces enfants qui ont du grandir, se faire une place, tout en ayant un père considéré comme étant un criminel.

Comme dit dans le résumé, les enfants n’ont pas demandés à les avoir pour parents, pourtant, ils ont dû faire avec, et faire leurs vies en supportant les atrocités dont leurs pères étaient coupables.

Pour ces enfants, malgré tout, ils sont leurs pères. Peu importe la relation que ces pères entretenaient avec leurs enfants, il y aura toujours ce lien du sang qui les unira.

Comment agissaient ces hommes lorsqu’ils étaient avec leurs familles ? Comment leurs familles les percevaient ? Est-ce possible que certains d’entre eux ignoraient les agissements de leurs pères ?

Avant de lire ce livre, je me suis posé vraiment beaucoup de questions, je me suis demandé comment moi j’aurais pu réagir face à cela. Aurais-je fermé les yeux uniquement parce que c’est mon père ? Me serais-je rebellé face aux atrocités ?

Certes, je n’ai pas à juger qui que ce soit, je n’ai pas le pouvoir de changer les choses, je peux même aller jusqu’à admettre que certains de ces hommes étaient de bons pères malgré tout. J’ai d’ailleurs appris pas mal de choses en lisant ce livre, je vous conseille d’ailleurs de le découvrir et vous faire ainsi votre propre opinion.

Merci aux éditions Grasset pour leur confiance.

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