Ma vie de Maîtresse SM > Maîtresse Diane – Christiane Meunier

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107066214Auteur : Maîtresse DIANE / Avec la contribution de Christiane MEUNIER

Editeur : Jourdan – PXL

Date de sortie : 14/10/2015 (format de poche) 

Poche : 326 pages

Le Livre

Broché  15,90€

Poche  7,90€

Ebook  3,99€

Les médias en bruissent, les livres se vendent, les langues se délient… Aujourd’hui, le BDSM (Bondage et discipline, domination et soumission, sado-masochisme) sort de l’ombre. Mais qui connaît réellement ces pratiques qui interrogent, effrayent ou attirent? Peu d’entre nous. Diane Maris a décidé elle de lever le secret de ces mystérieux chemins et d’éclairer les recoins discrets de sa profession : Maîtresse. Elle raconte avec une plume vraie, présente, qui ne vous lâche pas, les rencontres intérieures qu’elle crée avec ses clients-partenaires, entre instinct et pulsion, entre interdit et permis entre récompense et douleur… Il faut suivre l’impériale Diane dans son monde secret afin d’explorer avec elle les abîmes humains.

AVISJe me suis immergée dans l’univers très particulier et très secret de Diane, une maîtresse SM. Je vous dis tout de suite que ce livre n’est pas un roman, il s’agit d’un témoignage très poignant.

 Par où commencer, j’ai tellement de choses à dire sur cet ouvrage.

 Tout d’abord la citation qui se trouve au début de l’ouvrage que j’ai vraiment trouvée très parlante.

 « A tous mes Esclaves et Soumis.

Je les ai fait souffrir,

Je les ai humiliés,

Je les ai dominés.

J’espère les avoir soulagés de leurs blessures les plus secrètes. »

 Les raisons qui m’ont poussées à accepter ce service presse étaient d’une part la curiosité, celle de découvrir ce milieu, ce monde secret. J’avoue que franchement je faisais partie de ces gens qui ne connaissaient rien de ces pratiques qui interrogent, effrayent ou attirent. Et l’autre raison est que je voulais le découvrir sous cette forme, sous forme de témoignage et non sous forme de roman.

J’ai effectivement lu la trilogie à succès « Cinquante nuances de Grey » et oui, je l’avoue je suis fan de cette saga. Mais permettez moi de vous dire que notre Christian Grey est un vrai chaton et que la réalité est bien loin des quelques fessées qu’il met à Ana, même les coups de ceintures ce n’est rien du tout…

 Ce témoignage intercale des chapitres qui vont nous parler de sa vie, dès sa plus tendre enfance, ces chapitres nous permettrons de comprendre pourquoi Diane en est arrivée à devenir une maîtresse dominatrice. Et les autres chapitres nous racontent les rencontres qu’elle a eu avec ses clients/partenaires/soumis et patients pour certains d’entre eux. Elle  nomme ses  rencontres différemment en fonction de leurs demandes. 

 Je vous dit tout de suite ce n’est pas une lecture confortable qui vous amènera du rêve et de l’insouciance…Non, j’ai lutté durant cette lecture, attention dans le bon sens du terme. Son récit est dur, vrai, triste, profondément triste…

 Les passages sur sa vie sont déchirants, j’ai eu la gorge serrée à maintes reprises. Moi qui suis une personne très empathique et sensible je n’ai pu me retenir de pleurer en lisant ces lignes.

 Grâce à Diane je sais maintenant que les pratiques BDSM sont entièrement liées à la psychologie. On ne devient pas adepte de ces pratiques comme ça du jour au lendemain ! Ce milieu est régit par de nombreux codes et  des règles définies par le dominant et le soumis, grâce à un contrat tacite VERBAL, oubliez les contrats à la Grey… Dans ce contrat est mentionné les envies et les aboutissants de la relation entre le dominant et le soumis, qu’elle genre de relation cela va t-il être. Diane ne couche pas avec ses soumis, elle leur apporte bien plus que cela…. Car chaque rencontres est différentes.

 Vous découvrirez l’antre de Diane, oui vous avez bien lu…la maison de Diane est un vrai château fort avec donjon et cachot ! 

J’ai été contente de lire ce livre car avec l’engouement médiatique qu’il y a depuis quelques temps avec les romances érotiques qui traite parfois le sujet du sado-masochisme j’avais envie de savoir ce que c’était réellement. Car dans les fictions tout est enjolivé ! Là le récit de Diane est sincère et  véritable. Il n’y a pas de tabous dans son récit. Elle se livre entièrement à nous.

Je préfère vous dire qu’il faut avoir le coeur bien accroché pour aborder ce livre, mais si vous aussi vous êtes curieux(ses) de découvrir les coulisses de ce monde alors cet ouvrage vous donnera ce que vous cherchez. Pour ma part j’y ai trouvé toutes les réponses à mes questions. Et j’y ai découvert la vie de Diane, la vie ne l’a pas épargnée et c’est avec intensité que j’ai lu son histoire. Le style est sans aucunes barrières, fluide et il vous prendra au tripes. 

A la fin du livre vous aurez l’analyse d’Alexandre Anghelou, psychologue cognitivo-comportementaliste, un spécialiste du comportement et des problèmes relationnels qui apporte une interprétation de la personnalité de Diane. Il n’a fait son analyse qu’en lisant le livre de Diane, il ne l’a rencontré qu’après. Interprétation que j’ai trouvée fort intéressante. Le comportement humain est très complexe. 

Un livre que je ne regrette absolument pas d’avoir lu, une découverte pour le moins étonnante. une autobiographie atypique. N’hésitez pas si vous êtes curieux. Petite précision : cet ouvrage n’est pas à mettre dans toutes les mains, j’ai pour ma part été choquée par certaines de ces pratiques, je ne pensais pas que ça puisse aller si loin…alors âmes sensibles s’abstenir. Je vous rappelle aussi que ces pratiques sont faites entre des personnes adultes et consentantes. 

Je remercie les éditions Jourdan pour ce service presse, je les remercie pour cette découverte et leur confiance. 

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Chapitre 5 – Jusqu’à en pleurer

 

Au téléphone, un inconnu vient au nouvelles. « Maîtresse Diane, faites-vous le hard, le très hard, juqu’à en pleurer? »

« Oui, bien sûr ».

La demande est fréquente, régulière même. Elle ne m’étonne plus.

L’homme prend immédiatement rendez-vous, « le plus vite possible », insiste-t-il. Il habite à une cinquantaine de kilomètres de Bruxelles.

Comme souvent dans ces cas extrêmes, où le patient réclame des coups de plus en plus intenses, comme s’il sagissait d’expier une faute, je choisis de revêtir une tenue de cuir rouge et je me chausse de magnifiques cuissardes à talons aiguilles. Je théâtralise l’instant de la rencontre. Dominatrice dès les premières secondes.

Le Donjon, entièrement peint en noir, est prêt à accueillir son prochain esclave. J’y dispose de tous mes instruments de torture, soigneusement rangés dans deux vitrines qui garnissent le mur du fond : des masques de latex, de cuir ou de fer, des cravaches, fouets, canne, batte… 

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